Critique : Pompéi, de Paul W.S. Anderson

L’attraction de la civilisation romaine, des combats de gladiateurs, une histoire d’amour, le cataclysme pompéien… tout cela mixé dans un scénario pas niais aurait pu donner un excellent film. Las, il faudra se contenter d’une série B qui n’a pas su prendre de risques. Mais au total, une bonne série B.

Pompéi n’est pas suffisamment politique pour faire oublier Rome, pas assez gore pour être à la hauteur de l’épatante série Spartacus : le sang des gladiateurs, pas assez sophistiqué pour égaler le Gladiator de Ridley Scott. Sans oublier des effets spéciaux efficaces mais sans panache. Avec son scénario classique, sa catastrophe prévisible, son histoire d’amour sans surprise, Pompéi fait passer un bon moment sans plus.

Reste toutefois le talent des acteurs. Le charisme indéniable du très sexy Kit Harington (le John Snow de Game of Thrones) crève l’écran et garantit une belle carrière au jeune Britannique. Sa charmante partenaire, Emily Browning (Sleeping Beauty, les Ames vagabondes), se défend bien dans le rôle de la vaillante Pompéienne. Quant à Adewale Akinnuoye-Agbaje (l’autre gladiateur), il a prouvé dans Lost et dans Oz qu’il peut faire beaucoup mieux que ça.

Dommage car Pompéi esquissait deux thèmes originaux qu’il aurait fallu développer : l’amour inconditionnel du héros, dernier représentant de sa tribu de cavaliers, pour les chevaux et l’opposition de Pompéi à la toute-puissance de Rome…

Laurence

A noter : le péplum fait fureur en ce moment. A voir également la Légende d’Hercule et surtout 300, la naissance d’un empire.

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