Critique : Projet Almanac, de Dean Israelite

Le voyage dans le temps est à la mode. Après Bis, qui projetait Franck Dubosc et Kad Merad dans les années 80, voici Projet Almanac de Dean Israelite. Soit une version ado et contemporaine du fameux Back in time. Mais je vous préviens, on est ici loin des atermoiements de Marty Mcfly et du Doc. Projet Almanac est produit par un certain Michael Bay, il n’a donc qu’une ambition : être un produit calibré et efficace à destination des adolescents. Le résultat est un savant mélange entre L’effet Papillon et Projet X.

Projet X ? C’est la caution fun du film de Dean Israelite. Il lui pique son titre (on remplace juste X par Almanac) et son ambiance de fête délirante. Nos jeunes explorateurs du temps participent à un festival bigger than life au lieu d’être en cours. Mais surtout, il emprunte à Projet X sa structure narrative et visuelle façon found footage. Ce procédé très apprécié dans les films d’horreur (c’est pratique pour jouer à monstre où es-tu ?) se révèle un peu fatigant dans les autres genres.  Cadre mouvant, image floue… cela transforme Projet Almanac en montagne russe. Pour juger des qualités de mise en scène de Dean Israelite, il faudra attendre son prochain film…

L’Effet Papillon ? La référence est moins évidente chez les adolescents pourtant Projet Almanac s’en inspire pour le pendant temporel de son histoire. A chaque voyage, sans le vouloir, nos ados modifient subrepticement la réalité dans laquelle ils vivent. Au début en bien puis, peu à peu, les conséquences deviennent de plus en plus fâcheuses. Finalement, le voyage dans le temps, c’est peut-être pas si cool que ça…

Mouais. Projet Almanac ne révolutionne pas le genre, mais il peut compter sur une brochette de jeunes acteurs sympathiques. Du fun, du beau et du léger. Vous ne risquez qu’une petite céphalée. Pas de doute, c’est du Michael Bay.

Marianne

Photo : © Paramount Pictures

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