Critique : Riddik, de David Twohy

L’intérêt de Riddik (Dead Man Stalking)? L’univers de planète brûlée sur laquelle le héros éponyme échoue. Paysages somptueux, créatures aussi infernales que réalistes, costumes aux lignes très recherchées, cavernes aux pétroglyphes mystérieux, phénomènes météorologiques aux effets surprenants… Et pour celles et ceux qui y sont sensibles le charme particulier de Vin Diesel que Lost in Universes apprécie depuis le trop sous-estimé Babylon A. D. de Mathieu Kassovitz.

La première partie du film, durant laquelle Riddik parvient à trouver les ressources pour survivre dans cet environnement plus qu’hostile, offre ce que le spectateur peut attendre d’un survival SF. Maligne et rythmée, elle donne à voir le naufragé déployer son ingéniosité pour faire pencher la balance en sa faveur et accepter à contrecoeur une amitié avec une créature étonnante.

Ensuite les choses se gâtent sérieusement car le scénario qui réunit deux factions de mercenaires ne présente aucune surprise. Basiquement, des gros bras à grande gueule essaient de capturer Riddik pour toucher une prime. Les développements ultra-prévisibles n’ont pas de caractéristiques SF en dehors du grouillement de monstres mi-Alien, mi-velociraptor. Au finish, ça n’étonnera personne, Riddik s’en sort et pourra revenir pour de nouvelles aventures.

Le vrai regret ? La trop courte apparition de l’excellent Karl Urban (futur héros d’Almost Human), le Dr. Leonard ‘Bones’ McCoy, médecin de l’Enterprise et ami de James T. Kirk dans Star Trek.

A voir pour la partie survival et pour le potentiel quatrième épisode. On passera un moment sympathique si l’on n’attend vraiment rien d’innovant.

Laurence

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