Critique : San Andreas, de Brad Peyton

Installez-vous confortablement dans votre fauteuil. Attachez bien votre ceinture. Calez vos lunettes. Le tour de montagne russe va commencer. Voici en quelques phrases le principal argument de ce San Andreas de Brad Peyton. Soit un film catastrophe qui imagine le Big One, un tremblement de terre gigantesque qui est attendu, un jour ou l’autre, en Californie. 

Dès la séquence d’ouverture, les premières secousses se font sentir. Vous voilà prévenus, San Andreas ne compte pas faire dans la dentelle. Du côté des effets spéciaux, vos mirettes ne seront pas déçues du spectacle. Ponts et grands immeubles qui s’écroulent, hélicoptères qui s’écrasent, tsunami… le cahier des charges du genre est rempli avec honneur. Et comme tout cela doit rester un divertissement familial, vous verrez plus de débris que de cadavres. Faudrait pas trop angoisser le spectateur quand même…

Mais là où le bât blesse le plus dans San Andreas, c’est dans les ressorts dramatiques du scénario. Dwayne Johnson (Hercule, Fast and Furious 7, bientôt dans Shazam et la série Ballers) y campe un père de famille sur le point de divorcer et traumatisé par la mort de sa fille. Je vous le donne en mille, le beau père se révélera être un vrai salaud (pauvre Ioan Gruffudd loin de Forever) et la vie de la seconde fille sera menacée… Je n’oublie pas non plus le rôle du scientifique (Paul Giamatti, The Amazing Spiderman 2) qui tente de prévenir les gens… Sérieux, les gars faudrait faire un petit effort quand même…

Bon allez, San Andreas n’accumule pas tous les clichés. Par miracle, les scénaristes sont parvenus à sortir la jeune héroïne (Alexandra Daddario, Percy Jackson) de l’éternel schéma de la jeune fille en détresse. C’est déjà ça de gagné !

Un petit conseil pour terminer, pour vous amuser pleinement pendant la séance, regardez tout ce petit monde au deuxième degré. C’est vraiment le seul moyen de s’amuser un peu.

Marianne

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