Critique : Serena, de Susanne Bier

Mystère de la programmation. Serena a failli ne jamais sortir en salle. Un film pourtant signé par la réalisatrice danoise Susanne Bier (Brothers, After the Wedding…) et qui a pour têtes d’affiche deux stars en pleine hype : Jennifer Lawrence (Hunger Games, X-Men : Days of the Future Past) et Bradley Cooper (The Place Beyond the Pines). Ce drame se déroulant dans une Amérique en pleine récession des années 30 serait-il si mauvais ?

Je vous rassure la réponse est non. Certes, cette histoire de passion amoureuse qui tourne mal n’a rien de révolutionnaire. Son atmosphère duveteuse, ses enjeux prévisibles, son rythme lancinant… Serena est un drame à l’ancienne dans lequel les femmes sont hystériques et les hommes chassent des grosses bébêtes dans les bois pour affirmer leur virilité.

Mais passer ce premier canevas, il est amusant de constater à quel point certaines thématiques du film (et donc du livre duquel il est adapté) sont toujours d’actualité. Comme cette bataille entre la nature et le progrès, ou même la misogynie envers les femmes de pouvoir. Mais évidemment, le vrai atout de Serena réside dans son duo d’acteurs principaux. L’alchimie entre ces deux là était déjà connue (Happiness Therapy, American Bluff). Cette fois-ci, ils confirment qu’ils possèdent tous les deux le charisme suffisant pour retenir toute l’attention du spectateur.

C’est sûr l’industrie du cinéma a changé. Il y a quelques années, un tel duo aurait suffit pour raviver la flamme de n’importe quel distributeur.

Marianne

Photo : © StudioCanal

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