Critique : Sublimes Créatures, de Richard LaGravenese

Il est le rebelle intello de ce bled réac, elle est l’enchanteresse vilipendée par tous les puritains…. Ils sont beaux, jeunes, fous l’un de l’autre, et bien sûr tout les sépare.

Malgré quelques faiblesses de scénario (dues au roman de Margaret Stohl et Kami Garcia ?), le film tire son épingle du jeu grâce à son ambiance surannée. On se projette bien dans ce poisseux décor américain, rattrapé par les vieilles histoires de sorcellerie sur un cruel fond de guerre de Sécession.

Le côté critique, très politique et aux antipodes des idées de Stéphanie Meyer, n’est franchement pas pour déplaire.

Le problème ?  L’aspect vieillot du film fonctionne à merveille… sauf lorsqu’il s’agit de merveilleux. Les scènes fantastiques, si elles réussissent parfois à être poétiques, sont pour la plupart ratées. Par ailleurs, Jeremy Irons est peu crédible là où Emma Thompson est épatante.

Dommage car Alden Ehrenreich (Tetro, Somewhere, Twixt) et Alice Englert, tous deux excellents, sont parfaits dans les difficiles scènes intimistes qui auraient aisément pu sombrer dans le ridicule.

Les deux amoureux, jamais mièvres, émeuvent et sauvent définitivement ce Twilight sudiste.

Laurence

 

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