Critique : The Grandmaster, de Wong Kar-Wai

Indéniablement, The Grandmaster est magnifique. Rien que les scènes de combat sous la pluie et dans le jardin où pétales d’arbres et flocons de neige s’entremêlent sont sublimes.

Pour le reste, si l’on ne connaît rien ni au kung fu et à ses divers styles, ni à l’histoire de la Chine et au conflit sino-japonais, on se perd rapidement dans cette complexe histoire d’unification des arts martiaux du Nord et du Sud.

Les protagonistes ne vieillissent pas physiquement, ce qui permet difficilement de se retrouver dans les flash-backs. Surtout aucun d’eux ne semble évoluer psychiquement. Leurs motivations restent la plupart du temps obscures. Les combats attendus ne viennent pas.

Seul un amateur averti parviendra à saisir les subtilités de cet univers. Et donc sera capable de faire une juste critique de ce film très codifié. Ainsi il faut savoir que l’enfant qui apparaît dans les dernières minutes du film est le jeune Bruce Lee. Ip Man fut son maître. Ce n’est jamais dit, et tout est à l’avenant

Peut-être faudrait-il tout simplement visionner une autre version de ce Grandmaster. Wong Kar-Wai a connu des difficultés lors du montage et n’a cessé de le modifier : c’est plus qu’évident. On se prend à rêver d’une ambitieuse fresque hors normes de plusieurs heures.

Laurence

 

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