Critique : The Hit Girls, de Jason Moore

Véritable phénomène aux Etats-Unis (un deuxième volet est déjà en préparation), The Hit Girls (Pitch Perfect) débarque en France dans une quasi-indifférence. Vendu comme un produit pour adolescents à mi-chemin entre Glee et Mes Meilleures amies, ce film se révèle beaucoup plus intéressant qu’il n’y paraît.

Principalement parce qu’en se focalisant sur ces compétitions de chant a cappella, le film nous propulse dans un monde totalement nouveau. Un monde qui possède ses codes, ses uniformes et ses coups bas. Un vrai décalage culturel pour nous Français, baignés par une longue tradition de chansonniers et de chanteurs de variétés poussifs. Cette brochette d’actrices encore peu connues nous livre des performances live à faire pâlir d’envie les plus grandes stars du rock. La palme revient à la faussement rebelle Anna Kendrick (vue dans In The Air avec George Clooney) et à Rebel Wilson (Bachelorette), version féminine hybride entre Will Ferrel et Jack Black.

Evidemment, Jason Moore n’évite pas les éternels poncifs du genre avec des personnages légèrement caricaturaux (la coincée, la rebelle, la grosse, le geek…), des gags scatologiques à répétition et une narration linéaire prévisible. Un dernier point d’autant plus regrettable que le réalisateur a pour référence continuelle The Breakfast Club de John Hugues. Ce long métrage culte avait à l’époque révolutionné le film pour adolescents, prouvant que ce type de cinéma avait une vraie raison d’exister.

Malgré ses quelques fausses notes, The Hit Girls se vit comme un fell good movie dont vous ressortirez avec une forte envie de chanter… a capella !

Marianne

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