Critique: The Last Girl, de Colm McCarthy

Le film de zombies a besoin de renouveau. Romero y voyait une métaphore politique et sociale sur la société de consommation. Les Walking Dead préfèrent se concentrer sur l’adrénaline. Mais au final, les lois de la gravité narrative « zombiesque » restent immuables : survivre dans un environnement hostile. Avec The Last Girl- La Fille qui avait tous les dons, Colm McCarthy, et Mike Carey l’auteur du roman original, semblent vouloir modifier le paradigme. En voilà une bonne idée

De l’art d’être un zombie différent. La première partie de The Last Girl nous plonge donc au cœur d’une base militaire dans laquelle des enfants contaminés par le virus zombie mais ayant conservé toutes leurs capacités de réflexion sont le sujet d’expérimentation de scientifiques. Le but ? Trouver un vaccin pour protéger les humains.  On suit plus particulièrement la petite Mélanie qui semble pleine de joie de vivre et tente de créer du lien avec Helen Justineau, l’institutrice qui les instruit chaque jour.

Bis repetita. Cette ouverture est pleine de mystères et de promesses. Malheureusement, dès que la base est envahie par une horde de zombies, le film retombe dans tous les passages obligés du genre. On joue à nouveau sur les peurs primales et les instincts meurtriers. C’est parfaitement bien exécuté, les acteurs, de Glenn Close à Gemma Arterton, sont charismatiques (mention spéciale à la petite Sennia Nanua dans le rôle de Mélanie) mais il n’y a rien qu’on n’ait pas déjà vu dans le genre.

Une mythologie bancale. The Last Girl souffre surtout d’une conclusion narrative un peu vacillante. Le twist final, assez prévisible, voudrait ouvrir sur une idée prometteuse et un renouvellement du concept de zombies. Mais en réalité, il n’en est rien. Le changement tant  attendu retombe même comme un soufflet. Dommage, car le film nous a tout de même offert de très jolies séquences.

Marianne

Le film en bref :Un film de zombies qui tente de réinventer le genre en s’intéressant à des enfants atteints du virus mais capables de raisonner. Malheureusement, The Last Girl finit par reprendre les clichés liés à cet univers apocalyptique. Pire la conclusion est décevante car elle ne tient pas vraiment la route. Reste le charme des acteurs et la poésie de certaines séquences.

Crédit Photo : © Aimee Spinks – Gift Girl Limited / The British Film Institute 2016

 

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