Critique : The Riot Club, de Lone Scherfig

Les sociétés secrètes. Tout le monde en parle mais peu peuvent se vanter d’en faire partie. A l’Université de Cambridge, The Riot Club est réservé à l’élite. A savoir des garçons de bonne famille. Mais ayant, en plus, une accointance particulière pour l’irrévérence et la jouissance sous toutes ses formes… Avec un tel pitch, Lone Scherfig sait qu’elle tient un sujet en or : une dizaine de beaux garçons, des traditions ancestrales, le décor mythique de Cambridge et l’odeur du souffre.

Et ce Riot Club commence assez bien. L’opposition presque viscérale entre les deux nouvelles recrues. Les épreuves d’introduction, assez potaches. Les répliques cinglantes qui fusent. Tout cela est charmant et plaisant. Mais The Riot Club étant adapté d’une pièce de théâtre, l’essentiel de l’action se déroule durant un dîner. Un dîner dont on sait dès le départ qu’il va mal finir, notamment dans l’application que met le restaurateur à vérifier chaque petit détail de sa salle. L’effervescence du début fait donc vite place à une ambiance plus traditionnelle même si Lone Scherfig fait tout ce qu’elle peut pour éviter l’effet théâtre filmé.

Le propos principal se révèle alors. La lutte des classes n’est pas finie. Et rien n’est pire que la frustration de ces élites huppées… La démonstration n’est pas inintéressante mais elle est un peu trop outrée et prévisible pour nous séduire complètement, surtout durant la dernière demi-heure. La cinéaste se montre heureusement plus subtile dans le traitement des personnages. C’est ce qui empêche le film de tomber dans le cliché figé des films adaptés de pièce de théâtre.

Lone Scherfig a réuni le meilleur de la jeune génération britannique. Sam Claflin (Hunger Games), Max Irons (How I Live Now), Douglas Booth (Noé) et Jessica Brown Findlay (Un Amour d’Hiver, Downton Abbey)… retenez bien ces noms, car vous pouvez être sûrs qu’ils vont hanter les plateaux de cinéma dans les années à venir.

Marianne
Photo  : ©Nicolas Dove

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