Critique : Thor, le monde des ténèbres, d’Alan Taylor

Après un premier opus décevant (pourtant dû à Kenneth Branagh), Lost in Universes espérait que Thor : The Dark World serait plus digne du royaume des quasi-dieux d’Asgard. Et pour cause ! Alan Taylor a réalisé des épisodes de séries aussi prestigieuses que Oz ou Game of Thrones. Résultat : même si ce deuxième long métrage n’est pas un chef-d’oeuvre, il présente de sérieuses qualités.

Un scénario élaboré, un Chris Hemworth solaire (Rush), une esthétique étonnante, des décors époustouflants font oublier un début confus, un de ces grands méchants qui veulent bousiller le monde sans que l’on sache trop pourquoi et quelques blagues lourdingues. A noter que les décors sont dû au chef décorateur Charles Wood qui dit avoir voulu « donner un aspect plus réaliste à la cité d’Asgard en suggérant qu’elle avait une très longue histoire. Selon les endroits où l’on se trouve, les architectures ne datent pas des mêmes époques ». (Pour lire l’interview complète, procurez-vous le numéro 347 du plus qu’excellent magazine l’Ecran fantastique daté de novembre 2013.)

Mieux : les femmes savent se battre et se servir de leur cervelle. Mieux encore : le personnage de Loki, le frère maléfique de Thor (impeccablement interprété par Tom Hiddleston), est très abouti et propose un contraste sarcastique avec l’héritier d’Asgard dont la psychologie évolue très nettement également. Ces améliorations s’ajoutent à des rappels de ce qui s’est passé à New York dans les Avengers et présagent heureusement du prochain épisode. D’autant que quelques images de fin qui présentent un nouveau méchant, le Collectionneur (Benicio Del Toro, vu récemment dans Jimmy P.), ont un faux-air de Guillermo Del Toro plus que tentantes. Ce troisième Thor devrait s’inscrire à merveille dans l’univers de Marvel qui s’affirme comme de plus en plus passionnant avec un Wolverine revu et corrigé , un nouvel Captain America plus abouti et un Age of Ultron, qui verra se retrouver les Avengers en avril 2014.

Laurence

Débarrassé de ses décors de pacotille et de ses prétentions shakespearienne qui sonnaient toc, Thor prend une nouvelle dimension. Le plus de ce second épisode ? Ne pas se prendre au sérieux, avec pour point d’orgue un certain Loki (Tom Hiddleston brillantissime). Non seulement le personnage a les meilleures répliques du long métrage, mais en plus sa relation avec son frère introduit un semblant d’enjeu dramatique intéressant.

Encore un petit effort, messieurs les scénaristes. Rajoutez de l’ampleur aux personnages secondaires, cassez le côté monolithique du super-héros au marteau et pimentez cette histoire d’amour trop gentillette. Et qui sait ?  Le prochain épisode de Thor pourrait être plus que simplement sympa.

Marianne

L’info en plus : Le succès de Loki est tel que les fans ont signé une pétition pour que le personnage ait droit à son spin-off. Il ne manque plus que 8 000 signatures.

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