Critique : Zulu, de Jérôme Salle

Récit de pardon et de revanche, Zulu plonge dans toutes les couches de la société sud-africaine pour mieux mettre en images la difficulté à dépasser les horreurs commises lors de l’apartheid. Saturé de violence apparente et cachée, ce film rappelle que le passé de l’Afrique du Sud est toujours vivant dans les esprits et les coeurs. Pour cela, il s’inspire du projet Coast qui a réellement existé.

Les acteurs sont excellents, ce qui n’étonne pas de la part de ce grand acteur qu’est Forest Whitaker (le Majordome), mais Orlando Bloom en flic déglingué surprend. Le britannique, formé dans les plus grandes écoles de théâtre londonien, assure avec sa barbe crade et son accent sud-africain à mille lieues de son look d’elfe dans le Hobbit.

Zulu est un film coup de poing, certes très classique, mais qui émeut. Il tient en haleine avec ses héros piégés par leurs terribles souvenirs et avec son scénario original. Il a du reste su conquérir Caryl Ferey, l’auteur du roman éponyme. Réalisée avant le décès de Nelson Mandela, cette radiographie ne semble hélas rien augurer de bon pour ce pays déjà si profondément meurtri.

Laurence

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