Critique : Hansel et Gretel : Witch Hunters, de Tommy Wirkola

L’affiche promet « 100 % » de gun. Promesse tenue. Et  « sang pour sang » de fun. Et là, la promesse n’est que partiellement tenue même si Gretel (Gemma Aterton, Tamara Drew, Prince of Persia) et Hansel (Jeremy Renner, Démineurs, Mission impossible) sont sexy, toniques et parfois émouvants. Les sorcières sont redoutables, leur univers un chouïa élaboré, leurs espèces variées. Les décors, costumes, arbalètes et autres flingues offrent un design soigné. Edward le troll triste est une excellente trouvaille.

Le générique, qui utilise un théâtre de papier 3D pour raconter la vie des deux enfants entre le moment où ils tuent la sorcière dans la maison de sucreries et leur nouvelle carrière de chasseurs de sorcières, est remarquable. Les anachronismes inattendus (le tourne-disque, le kit de réanimation…) sont bien vus.

Un scénario (beaucoup) plus ambitieux n’aurait certainement pas nui à l’histoire. Même pour un petit film de série B et vu les moyens dont il disposait, Tommy Wirkola aurait pu développer le potentiel du conte au lieu simplement de l’effleurer. Terry Gilliam avait prouvé avec ses magiques Frères Grimm qu’une relecture plus originale est possible. Et puisque Tommy Wirkola a choisi l’option « délire », il aurait bien été inspiré de revoir Planète Terreur et Machette dans lesquels Robert Rodriguez démontrait que le fun déjanté n’empêche pas le second degré de grande qualité.

Au total le film se tient, même si les dialogues ne sont pas aussi drôles qu’on l’aurait souhaité. Dommage, d’autant qu’à la toute fin, Hansel et Gretel trouve un rythme qui donne envie de tracer la route avec les witch hunters. Cela dit, si l’on n’a pas de folles espérances, on passe plutôt un bon moment et l’on retiendra la morale du conte (Hé ! On ne sait jamais, ça peut toujours servir…) : « Don’t eat the fucking candies ».

Laurence

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