La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé : un nouvel écrin pour le septième art

Depuis le 10 septembre, l’avenue des Gobelins accueille officiellement le nouveau siège de la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé. Avec sa coque métallique qui lui donne des faux airs de tapir géant, ce majestueux immeuble a été entièrement imaginé par l’architecte Renzo Piano. Mais au-delà de ses lignes spectaculaires, cet immeuble s’adresse surtout à tous les amoureux du cinéma.

L’idée de Jérôme Seydoux, président de Pathé, et de Sophie Seydoux, présidente de la Fondation, est simple : créer un lieu unique dans lequel serait accessible l’immense patrimoine de la société Pathé. Un héritage qui remonte à 1896, date à laquelle cette société mythique a vu le jour. Un vrai trésor pour les cinéphiles.

Mais si ce lieu est aussi spécial, c’est surtout car ces créateurs l’ont conçu comme une plateforme pluridisciplinaire. Au rez-de-chaussée, se trouve une petite salle de projection de 70 sièges qui sera entièrement dédiée au cinéma muet. Des cartes blanches et des cycles spéciaux sont déjà prévus. Le petit plus : ces chefs- d’oeuvre seront proposés avec un pianiste jouant en live la bande originale comme c’était le cas à l’époque. Juste à côté, sur deux niveaux, un espace d’exposition temporaire a été aménagé.

Au premier étage est présentée une grande collection d’appareils de tournage tout droit sortie d’une autre époque. Caméras, projecteurs, enrouleuses et autres tireuses raviront les amateurs de techniques anciennes. Le deuxième et le troisième étage contiennent les fameuses archives de la fondation : photos de tournage, scripts originaux, affiches, dvd… C’est simple, se promener dans ces allées, c’est un peu comme traverser un pan de l’histoire du cinéma.

Enfin les étages supérieurs abritent le centre de recherche et de documentation ouvert aux étudiants et aux chercheurs pour la consultation. Un lieu accessible uniquement sur rendez-vous. Et franchement être assis sous cette verrière impressionnante pour consulter des pépites comme les lettres d’Arletty ou un scénario annoté de Jane Campion, ça n’a pas de prix.

Pour en savoir plus et connaître les dernières expositions ou la programmation, rendez-vous sur le site de la Fondation : fondation-jeromeseydoux-pathe.com

Marianne

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