Les meilleurs films de 2012

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Malgré les nombreuses prophéties, l’Apocalypse n’a pas eu lieu. 2012 a donc bien laissé la place à 2013. Une nouvelle année pleine de promesses cinématographiques, de projets de séries alléchants et de découvertes littéraires. Mais avant de regarder vers l’avenir, un petit retour en arrière s’impose. Découvrez les films qui nous ont le plus marqué en 2012 dans un double classement totalement subjectif !

Liste Marianne :

1/ Skyfall

Parce que James Bond n’aura jamais été aussi fort qu’en étant vulnérable et pour la synthèse réussie par Sam Mendès entre l’ancienne tradition et la nouvelle garde.

2/ The Dark Knight Rises

Parce qu’un héros doit tomber bien bas pour pouvoir triompher du mal, parce que Bane est transformé en un méchant iconique et incontournable de cinéma, parce que Nolan a prouvé que les comics book pouvaient devenir des œuvres emblématiques.
3/ La Taupe (Tinkel, Tailor, Soldier, Spy)

Parce que les anglais sont décidemment les meilleurs espions et parce que Tomas Alfredson (Morse) préfère les regards appuyés aux longues explications.

4/ Argo

Parce que ce long métrage est la preuve qu’on peut mélanger avec succès suspense insoutenable, propos politique non partisan (n’en déplaisent à certains) et hommage au pouvoir du cinéma.

(Message Personnel : Des rumeurs font état que Ben Affleck pourrait faire une pause dans sa carrière pour se lancer dans la politique… Faites que cela ne soit qu’une rumeur !)

5/ De Rouille et d’Os

Parce qu’il n’ y a que Jacques Audiard pour faire ressortir toute la poésie de deux destins qui pourraient n’être que sordide.

6/ Moonrise Kingdom

Parce qu’il n’y a pas que Mad Men qui rend les années 60 incontournables, parce que rien n’égale une histoire d’amour entre deux ados, parce que le ton décalé de Wes Anderson laisse percer de vraies émotions.

 7/ Les Bêtes du Sud Sauvage (Beasts of the Southern Wild)

Parce que c’était l’expérience la plus inédite de 2012, parce que le film brasse tellement de thématiques qu’on pourrait écrire une thèse de 400 pages dessus et parce que Hushpuppy !

8/ Martha Marcy May Marlène

Parce que la schizophrénie n’a jamais été aussi cinématographique et pour la partition sans faille de Elizabeth Olsen.

9/ Margin Call

Parce que le monde de la finance contient autant d’enjeux dramatiques que les grandes épopées guerrières d’autrefois.

10/ Anna Karenine

Parce que son parti pris théâtral permet de voir sous un jour nouveau ce classique de la littérature, soulignant naturellement les facettes baroques mais aussi pathétiques de cette histoire.

 Les autres images qui ne me quitteront pas : Un petit garçon qui regarde la télévision avec sa grand-mère fantôme (Paranorman), la confrontation magistrale entre un certain Hobit et Gollum, les prémonitions apocalyptiques de Take Shelter, l’ambiance moite  et inquiétante qui plane dans Paperboy, la réinvention de l’homme indestructible et taiseux par Tom Hardy dans des Hommes sans loi, les boucles spatio-temporelles de Looper. Et pour terminer grâce à Killer joe, je ne verrai plus jamais le poulet frit de la même façon…

Liste Laurence

1/ Les Bêtes du Sud sauvage (Beasts of the Southern Wild)

Parce que tout est montré, aussi bien écologiquement que politiquement parlant, sans que rien ne soit lourdement explicité et parce que Huspuppy bien sûr.

2/Killer Joe

Parce que le cynisme assassin n’a jamais été aussi glaçant et parce que Juno Temple est la parfaite baby doll.

3/Take Shelter

Parce que le bonheur de voir Michael Shanon jouer excellemment les prophètes est inégalable et pour l’ambiance de fin du monde suspendue.

4/Twixt

Parce que c’est un univers mélancolique étonnant et parce que ce film sur la perte et la culpabilité tient une place toute particulière dans la filmographie de Francis Ford Coppola.

5/Cosmopolis

Parce que l’horreur économique et financière n’a jamais été filmée ainsi, parce que l’on retrouve l’univers de Cronenberg et parce que Robert Pattison prouve à quel point il est talentueux.

6/Cogan : Killing Them Softly

Parce que sont mises en scène les répercussions de la crise économique, parce que la mort de Markie Trattman (Ray Liotta) est incomparablement filmée et parce que Brad Pitt est décidément inégalable.

7/Paper Boy (The Paper Boy)

Parce que l’atmosphère poisseuse de l’Amérique (et pas seulement dans les bayous) y est éloquente et parce que Zac Efron étonne, Matthew McConaughey bouleverse, John Cusack délire et Nicole Kidman provoque au plus haut point.

8/La Cabane dans les bois (The Cabin in the Woods)

Parce que le scénario de JossWheedon et Drew Goddard est la preuve magistrale qu’un film peut à lui tout seul renouveler un genre quand l’on s’en donne les moyens.

9/La Dame en noir (The Woman in Black)

Parce que c’est un bonheur de voir ressusciter la Hammer dans tout son classicisme élégant et parce que

Daniel Radcliffe surprend dans ce rôle.

10/Rock Forever (Rock of Ages)

Parce que l’univers des années 80 délire et parce que le travail de composition de Tom Cruise est remarquable.

Mes autres images de l’année : L’écran noir seulement souligné par la voix d’Eva Green à la fin de Perfect Sense de David MacKenzie, le striptease sulfureux de Matthew McConaughey dans Magic Mike de Steven Soderbergh, l’interprétation de Lisbeth Salander par Rooney Mara dans Millénium (The girl with the Dragon Tatoo) de David Fincher, la mort de Johann Friedrich Struensee, interprété par Mads Mikkelsen dans Royal Affair, le face à face Gollum (Andy Serkis) / Bilbon (Martin Freeman) et le prologue de Prometheus.

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