Les meilleurs films de 2014

2015 est là. L’heure des vrais bilans a enfin sonné. Et cette année, Lost in Universes a bien fait d’être patient car deux des meilleurs films de l’année sont sortis fin décembre. 2014 a été une année plus ébouriffante que 2013. Un peu moins d’attente et un peu moins de déception aussi. C’est souvent de la simplicité qu’est née l’émotion. De grands auteurs ont confirmé et de nouveaux talents se sont aussi imposés. Lost in Universes fait le point sur ce que 2014 a fait de meilleur. A vos DVD.

1/ Mommy, de Xavier Dolan

Parce que du haut de ses vingt-cinq ans, Xavier Dolan semble avoir tout compris à la magie du cinéma, parce qu’il n’y a que lui pour nous faire planer sur du Céline Dion et parce que ce trio d’acteurs est à jamais gravé au panthéon du cinéma mondial.

2/ Interstellar, de Christopher Nolan

Parce que Nolan réinvente les codes de la science-fiction, parce que le temps n’a jamais été une notion aussi essentielle et parce que les ombres de Kubrick et de Spielberg planent en permanence.

3/ A Most Violent Year, de J.C. Chandor

Parce que J.C. Chandor s’amuse0 à déjouer les codes du film de gangster, parce que Oscar Isaac et Jessica Chastain y sont grandioses et parce que l’obstination est une qualité tellement cinématographique. 

4/ Boyhood, de Richard Linklater

Parce que filmer les mêmes acteurs pendant douze ans était un sacré pari, parce que voir vieillir des acteurs à l’écran pour de vrai a quelque chose de très émouvant et parce que la simplicité de la vie fait parfois les meilleurs films. 

5/ Bird People, de Pascale Ferran

Parce que pour Pascale Ferran la poésie est partout même dans un aéroport, parce que planer sur Space Oddity de David Bowie ça n’a pas de prix et parce que les hôtels restent des lieux où tout est possible.

6/ The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson

Parce que Wes Anderson foisonne d’idées créatives, parce que son univers visuel symétrique est à tomber par terre et parce que cette trépidante aventure aurait plu autant à Hergé qu’à Stefan Zweig. 

7/ La Vie rêvée de Walter Mitty, de Ben Stiller

Parce que Ben Stiller semble enfin vouloir s’affranchir de son rôle de comique, parce que rêve et réalité n’ont jamais été aussi bien équilibrés et parce que c’est un feel good movie qui reste lucide sur le cynisme de notre monde. 

8/ Whiplash, de Damien Chazelle

Parce que la scène finale est un bijou de cinéma, parce que Damien Chazelle a une approche viscérale du cinéma et parce que l’exigence de l’art est aussi merveilleuse que destructrice.

9/ Her, de Spike Jonze

Parce que Jonze filme la solitude de nos villes contemporaines et ultratechnologiques, parce que l’intelligence artificielle n’est peut-être pas si artificielle et parce que Scarlett Johansson est décidément la femme ultime.  

10/ Gone Girl de David Fincher

Parce qu’il n’y a qu’au cinéma que les psychotiques sont aussi géniaux, parce que Ben Affleck trimballe sa carrure de futur Batman avec nonchalance et parce que la société médiatique en prend pour son grade. 

Les autres images qui ne me quitteront pas : Chris Pratt improvisant un karaoké sur une planète inconnue dans Les Gardiens de la Galaxie, la douce mélancolie de Tom Hiddleston et Tilda Swinton dans Only God Forgives, les déboires aussi drôles qu’émouvants de Vincent Lacoste dans Hippocrate, les séquences de rêve du Vent se lève, les faux airs de Ryan Gosling de P.J. Boudousqué dans Coldwater, les magnifiques scènes sous-marines de Still the Water, le regard vide et glaçant de Scarlett Johansson dans Under the skin, la rage de Jack O’Connell dans Les Poings contre les murs et la psychose survivaliste de Adèle Haenel dans Les Combattants.

Marianne

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