99 Homes, de Ramin Bahrani

Découvrez en e-cinéma ce long métrage sur les conséquences de la crise des subprimes aux Etats-Unis avec Andrew Garfield (Spiderman) et Michael Shannon. Lire la suite »

Ave, César!, de Joel et Ethan Coen

Les frères Coen reviennent avec une comédie décalée sur le Hollywood des années 50. Drôle et porté par un casting quatre étoiles. Lire la suite »

Le Livre des Baltimore, de Joël Dicker

Découvrez le nouveau roman de Joël Dicker, auteur du succès La Vérité sur l’affaire Harry Québert. Un nouveau page turner. Lire la suite »

The Revenant, d’Alejandro González Iñárritu

Vivez l’une des expériences cinématographiques les plus intenses de l’année. Léo n’a pas volé son oscar. Lire la suite »

Vinyl, premières impressions

Ne manquez pas la série ébouriffante et 100 % rock’n’roll signée par Martin Scorsese et Mick Jagger. Lire la suite »

 
© Twentieth Century Fox France / Logan

Critique : Logan, de James Mangold

Le film de super-héros est devenu un genre à lui tout seul. On a eu droit aux origine story, aux sharing universes, au reboot et autres spin off. Avec Logan, James Mangold (qui avait déjà signé le précédent Le combat de l’immortel) vient d’inventer « le requiem story ». Où comment permettre à un personnage aimé de tous, le mythique Wolverine, de raccrocher les lames avec classe et panache. Et pas mal de têtes coupées…

© UFO Distribution

Critique: Fantastic Birthday, de Rosemary Myers

Un premier plan dans un premier film c’est un peu comme une carte de visite. On a une première impression sur l’univers d’un cinéaste. A l’écran, l’australienne Rosemary Myers filme Greta, en plan fixe, sur son banc, dans une cour d’école où elle ne connaît vraisemblablement personne. Tout est coloré. Les personnages dans le fond sont en mouvements. Et pourtant on sent déjà tout le poids qui pèse sur les épaules de la jeune Greta sur le point de fêter ses 15 ans. Une jolie entrée en matière. On gardera la carte de visite. 

© Momentum Pictures

Critique: Brimstone, de Martin Koolhoven

Le western est peut-être un genre moribond mais il inspire encore les réalisateurs contemporains. Pour son premier film américain, le néerlandais Martin Koolhoven a décidé de s’emparer des codes du genre pour mieux les réinventer. Ainsi il fait de Brimstone un western raconté d’un point de vue féminin. Un renversement de paradigme qui est l’un des points forts de ce long métrage porté par une Dakota Fanning impériale. 

©Twentieth Century Fox / Les Figures de l'ombre

Critique : Les Figures de l’ombre, de Theodore Melfi

Les Figures de l’ombre est un film taillé pour les Oscars. Au sens académique du terme. Tout dans cette histoire de trois femmes afro-américaines ayant travaillé à la Nasa dans les années 60 est fait pour faire résonner la corde sensible américaine. Mais résumer le film de Théodore Melfi a un énième pamphlet anti-raciste et patriotique serait passer à côté de ce qu’il vraiment : une ode enthousiasmante à tous les rêveurs. 

© Mark Rogers / Lion

Critique : Lion, de Garth Davis

L’Inde. Un petit garçon orphelin. Dev Patel. Ces trois éléments riment pour tous les cinéphiles avec Slumdog Millionaire, conte exubérant à la sauce bollywoodienne signé Danny Boyle (Trance, Steve Jobs). En apparences, Lion de Garth Davis reprend les mêmes ingrédients. Mais cette histoire vraie d’un petit garçon indien perdu qui finit par retrouver sa famille 25 ans plus tard n’a au final que peu de rapport avec le feel good movie de Danny Boyle. 

© Kerry Brown, Courtesy FM Films

Critique : Silence, de Martin Scorsese

Martin Scorsese est un orfèvre du cinéma. Sa caméra avance comme d’autres dessinent, par des jeux d’ombre et des plans larges. Même s’il est davantage connu pour ses films de gangsters, Scorsese est un mystique. La religion reste même une de ses thématiques favorites (La Dernière Tentation du Christ, Kundun). Mais Silence ne parle pas vraiment de religion, il s’agit plutôt de foi, de doute et de questionnements. Au sens large du terme.

© SND/ La La Land

Critique : La La Land, de Damien Chazelle

Il y a des films qui sont des évidences. Et il suffit d’une scène à La La Land pour s’annoncer comme une grande oeuvre fiévreuse et enchantée. Sur une autoroute embouteillée de Los Angeles par une chaude journée hivernale, des gens se mettent à danser et à chanter dans des tenues colorées. La séquence semble tout droit sorti d’un film de Jacques Demi. C’est virtuose tout en sentant la sueur et la bonne humeur. Mais c’est surtout une merveilleuse façon d’introduire cette comédie musicale qui fait le lien entre le passé et le présent. 

© David Bornfriend / Moonlight

Critique : Moonlight, de Barry Jenkins

Que vous aimiez ou pas Moonlight de Barry Jenkins, je peux au moins vous assurer d’une chose, le cinéaste ose aborder un sujet quasiment jamais évoqué dans le cinéma noir américain : comment grandir quand on est noir et homosexuel. Il faut dire que dans ces milieux où la virilité est mise en avant comme un étendard, le sujet dérange forcément. Mais ce qui fascine immédiatement avec Moonlight, c’est la subtilité avec laquelle le réalisateur en parle. Il nous propose une plongée intime dans la psyché d’un jeune garçon à trois moments clés de son existence.

©  A Monster Calls A.I.E /Quim Vives

Critique : Quelques minutes après minuit, de Juan Antonio Bayona

Comment supporter un deuil quand on est un enfant ? C’est à cette question délicate qu’à voulu répondre Shiobhan Dowd, auteur jeunesse britannique, qui était en train de mourir d’un cancer. Elle a donc eu l’idée de ce jeune garçon qui doit faire face à la maladie de sa mère et qui se réfugie dans un monde imaginaire pour fuir en apparence la réalité. Le résultat est un conte mi tragique mi fantastique dont le scénario à été écrit par Patrick Ness, l’auteur de la trilogie Le Chaos en marche (dont on attend l’adaptation prochainement).

© Sony Pictures Releasing France

Critique : Passagers, de Morten Tyldum

L’espace est le nouvel espace de jeux des cinéastes. Le développement des compétences techniques et le succès de Gravity expliquent en partie cet engouement. Mais c’est aussi parce que l’espace est comme dans la vraie vie un nouvel eldorado, regorgeant de possibilités narratives innovantes. Avec Passengers, Morten Tyldum (Imitation Game) imagine un vaisseau spatial en transit dans l’espace vers une lointaine planète. Pour une raison inconnue, deux passagers sont réveillés 90 ans trop tôt de leur sommeil artificiel, les condamnant à veiller et mourir seuls sur ce vaisseau.