Critique : Perfect Mothers, d’Anne Fontaine

Il y aurait une façon extrêmement simple de faire la critique de ce Perfect Mothers (Two Mothers) d’Anne Fontaine : accumuler les superlatifs. Admirable, sublime, parfait, exceptionnel…

Mais aucun de ces mots ne rendrait véritablement justice à ce film. Bien sûr, la photographie est admirable. La lumière, la mer, les visages, les corps sont sublimés et comme sculpturaux. Le scénario est impeccable, et le spectateur tremble sans cesse car comment cette parfaite histoire de transgression pourrait-elle finir heureusement ? Ces amours exceptionnelles que rien n’interdit véritablement sont si pleines de stupeur et de risque que seuls la mort et la médiocrité pourraient les anéantir. Pourtant,  le talent d’Anne Fontaine fait qu’elles ne risquent à aucun moment de sombrer dans la vulgarité, la perversité ou même la banalité de la vie ordinaire.

Aucune convention sociale ne convient à ces demi-dieux, égarés sur terre comme par erreur, et celle qui tente de les ramener aux clichés trop ordinaires pour eux est la seule pécheresse. Car ces quatre-là sont tombés de l’Olympe, égoïstes, cruels, innocents, incandescents, so terribly beautiful… L’histoire se déroule en Australie mais il y a quelque chose d’incroyablement grec dans ce quatuor. L’amour vrai autant que l’amitié sans concession les plongent dans un pur océan de désir sensuel et de tentation violente. Robin Wright (les Vies privées de Pipa Lee, Millenium) forme un couple incroyable avec Xavier Samuel (Twilight 3 : Hesitation ; Anonymous), affolant de vérité et de pureté tandis que Naomie Watts (Fair Games, Dream House) joue les innocentes en compagnie de James Frechville (Animal Kingdom).

Lorsque l’on sort de la séance, on tente désespérément de garder en soi les images de cet incroyable univers, de peur que cette indicible beauté ne se dissipe. On cherche en vain les qualificatifs qui conviendraient à ce film hors normes. Jusqu’à ce que l’on se souvienne de ce mot qui résume la beauté, l’étonnement et presque l’effroi. Sublime.

Laurence

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