Série : 5 bonnes raisons de regarder Les Grands

Dernière création originale d’OCS, Les Grands est une série pour adolescents qui pourrait bien révolutionner le genre largement moribond en France. Drôle, rythmée, portée par une bande de jeunes comédiens pétillants, ce show mérite largement votre attention.

Raison n°1 : C’est une série OCS Signature

Si vous êtes familier avec les autres créations originales de la chaîne (Q.I, Zak !, Lazy Company…), vous savez déjà que OCS n’a peur ni des sujets délicats, ni de l’irrévérence crasse. Et qu’on apprécie ou non ces shows, on doit au moins leur reconnaître une chose : une personnalité à part de la production hexagonale. Les Grands produite par Raphaël Rocher et Henri Debeurme (déjà aux manettes sur Lazy Company) s’attaque à un sujet délicat : les adolescents. Plus dramédie que franche comédie délirante, la série qui suit l’arrivée en troisième d’une bande de jeunes et les problèmes liés à leur âge (sexe, drogue, recherche d’identité) se démarque immédiatement par son ton et la qualité des dialogues. D’ailleurs, Les Grands a remporté le prix de la Meilleure Série de 26 minutes au Festival de la Rochelle.

Raison n°2 : Les jeunes comédiens sont plein de charme

Pas de série réussie, sans héros charismatique. Le casting des Grands regroupe une troupe de jeunes comédiens pleins de fraîcheur. Déjà aperçu dans des films ou des publicités (Théophile Baquet alias Hugo était le héros de Gasoil et Microbe de Michel Gondry), chacun apporte une touche personnelle à son personnage. On pense notamment à Avril (Pauline Serieys), petite blonde aux yeux bleus qui a convaincu le réalisateur de l’engager alors que son personnage devait initialement s’appeler Nadia. Sami Outalbali (Ilyes) affirme lui s’être complètement identifié au personnage et à ses problèmes. Afin de rendre les dialogues encore plus justes, les comédiens ont parfois apporté quelques améliorations en collaboration avec les auteurs. Ils se sont tous bien entendus sur le tournage et cette complicité est visible à l’écran.

Raison n°3 : Des thématiques contemporaines

La série pour adolescents est un peu le parent pauvre de la fiction française. Difficile de s’emparer du sujet sans tomber dans une litanie de clichés. Mais les auteurs des Grands évitent habilement les pièges du genre, peut-être parce que l’un des auteurs est parti en immersion dans un collège en faisant des interventions autour de l’écriture. Ici on parle de peines de cœur bien sûr mais aussi d’identité sexuelle, de première fois, de réseaux sociaux et de la recherche du père. Le tout est fait sans pathos et mélange habilement le drame et la comédie.

Raison n°4 : Une narration soutenue

Avec ses 10 épisodes de 26 minutes, les Grands impose un vrai rythme soutenu, sans temps morts, qui ménage du suspense, promet quelques révélations et compte de jolis ressorts comiques. Même si le format a été imposé par la chaîne, cette durée sied parfaitement à cette comédie sensible. En fait, Les Grands se consomme parfaitement en binge watching lors d’un dimanche après-midi pluvieux.

Raison n°5 : Une bande originale qui déménage

Plus qu’un simple support sonore, la musique est un personnage à part entière de la série. C’est la première fois que le compositeur, Bastien Burger, travaillait sur une série. Il a été particulièrement inspiré puisque la musique du générique a été composée en deux heures. La partition originale, écrite à quatre mains avec Audrey Ismaël, a été imaginé d’après le scénario, toujours au travers du prisme des personnages.

Les Grands, disponible sur OCS City depuis le 4 novembre 2016.

Photo : © EMPREINTE DIGITALE

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