Série : Vinyl, premières impressions

Fermez les yeux et imaginez… Une série produite par Martin Scorsese et Mick Jagger sur le milieu de la musique dans les années 70. Pas la peine d’en dire plus, sur le papier Vinyl avait déjà tout pour plaire. Cerise sur le gâteau, la série de 10 épisodes a été commandée par HBO et le pilote est réalisé par Martin Scorsese en personne ! Installez-vous tranquillement sur votre canapé, la séance va commencer.

Sexe, drogue et rock’n’roll. Dès la première séquence du pilote, Scorsese plante le décor. Vinyl compte bien enflammer votre télévisieur. On y découvre un Bobby Cannavale (vu dans Broadwalk Empire) en piteux état qui se fait un rail de coke sur le rétroviseur de sa voiture. Mais ce n’est que le début des festivités. Car durant les 112 minutes qui vont suivre, le spectateur va être assailli par un torrent de musique, de costumes seventies, de filles dénudées et de substances illicites. Et question réalisme, la production a mis le paquet. Tout ce que vous voyez à l’écran, les guitares, les pochettes de disques et les fringues…  » Tout est authentique « , dixit Philippe Manœuvre.

Un héros scorsesien. Pour nous guider dans cet univers électrisant, voici Richie Finestra un patron dont le label est grandement en perte de vitesse. Aurait-il perdu son mojo, aka son flair pour trouver les groupes qui feront les beaux jours de la scène musicale dans les années à venir ? Ce personnage qui porte a bout de bras ce pilote ébouriffant déborde de charisme. Ni ange, ni démon… on sent ce potentiel bêtement humain qui le rend immédiatement sympathique. Le reste du casting est au diapason. De Olivia Wilde (Her, Rush) à Juno Temple (Horns) en passant par James Jagger (le fils de Mick), ils sont tous pris dans le fil de la toile scorsesien. On attend simplement que leurs personnages prennent un peu d’ampleur dans les prochains épisodes.

Une qualité cinéma. Avec Scorsese aux manettes, Vinyl rend plus que jamais ténue la distinction entre cinéma et série. Ce pilote contient une grande partie de ce qui rend le cinéma de Scorsese fascinant. On y retrouve le même sens du rythme, une bande originale incroyable, un acolyte psychopathe, un humour acerbe et même l’explosion de violence finale. En plus, le cinéaste s’est pleinement emparé des codes de la série en introduisant son lot d’intrigues secondaires et de personnages hauts en couleur. Le plus fort, la manière dont les flash-back s’entrelacent dans l’intrigue principale. Peur que la suite ne soit pas à la hauteur ? Pas de panique, les cinéastes qui ont pris la relève ont une jolie filmographie : Mark Romanek (Never Let Me Go, il a mis en scène des clips pour Madonna ou encore Lenny Kravitz), Carl Franklin (The Leftovers), Allen Coulter (Les Soprano, Broadwalk Empire) ou encore S.J. Clarkson (Jessica Jones, Bates Motel…)

A voir à partir du 15 février sur OCS City en US+24 à 20: 55

Marianne

Le pilote en bref : Préparez-vous à passer près de deux heures scotché à votre canapé avec ce pilote dirigé par un Martin Scorsese virtuose qui met la musique au cœur d’une intrigue qui s’annonce prometteuse. A suivre d’urgence.

Photo : ©HBO

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