Séries : Lost in Universes craque pour… Bates Motel

Après True Blood, Lost in Universes s’est entiché de Bates Motel. Il faut dire que l’on adule le maître du suspense depuis longtemps. Mieux, Psychose figure en tête de liste de nos films préférés. Malheureusement le Hitchcock de Sacha Gervasi, qui revenait sur la genèse du projet, s’était révélé un peu décevant. Inutile de dire que l’on s’inquiétait de savoir ce qu’allait donner Bates Motel avec son titre prometteur et son pitch accrocheur. Eh bien, le résultat est assez enthousiasmant !

Les cinq bonnes raisons de découvrir l’adolescence du serial killer Norman Bates ?

  • L’ambiance

Une des nombreuses vraies bonnes idées de la série a été de situer l’action de nos jours. Le décor, les costumes, les lumières sont impeccables.Le spectateur est tout de suite transposé dans cette Amérique quasi intemporelle. Comme si tout avait changé, bien sûr, mais comme si dans cette petite ville, rien n’avait évolué. Ce mélange audacieux est si parfait qu’après avoir surpris pendant le premier quart d’heure du show, il semble ensuite parfaitement naturel. Le sens du cadre participe pleinement à cette ambiance unique.

  • Les personnages

La deuxième bonne idée de la série a été de ne pas s’auto-centrer sur Norman (Freddie Highmore, loin des Minimoys). Une mère névrosée et possessive (Vera Farmiga, Conjuring), un frère inquiet mais avec un penchant pour les armes à feu (Max Thieiriot, la Maison au bout de la rue), une amie aussi curieuse qu’attachante (Olivia Cooke), une petite amie (trop ?) séduisante (Nicola Peltz, prochainement dans Transformers 4), un shérif mystérieux (Nestor Carbonell, Lost), une prof trop attentionnée (Keegan Connor Tracy, la fée bleue de Once Upon a Time) … Une question essentielle plane durant toute cette première saison : au final, qui est le plus psychopathe de tous ?

  • Le motel

Que ce soit volontaire de la part des créateurs de la série ou pas, au fil des épisodes le motel devient un personnage à part entière. Il faut dire que ce décor mythique des Studio Universal a une âme. Sa silhouette inquiétante appartient au panthéon classique du cinéma mondial. Norma, voulant fuir le passé, tombe de Charibe en Scylla en acquérant cet endroit. Car il va entraîner ses nouveaux habitants dans les remous de son sombre passé.

  • Le scénario

L’adolescence de Norman Bates ? En ces temps de reprises, séquels et préquels en tous genres, ce pitch relevait quasi de l’évidence. Les scénaristes ont su éviter l’écueil du banal en créant toute une toile dense autour du jeune garçon. L’intrigue se concentre en partie sur comment et pourquoi sa psyché, comme une mouche captive, sombre peu à peu. La ville, les secrets des adultes, les trafics des uns et des autres, la découverte de la sexualité… tout est plausible. Et elle dresse au passage la critique d’une Amérique féroce.

  • L’équilibre dans la noirceur

Moins glauque qu’Hannibal, plus attachant que The Following, c’est avec une certaine élégance que Bates Motel s’enfonce dans les tréfonds les plus sinistres de l’âme humaine. La série se meut sur le fil du sordide sans accabler le spectateur d’horreur sophistiquée. Les scénaristes jouent aussi avec le concept de réalité et celui de folie, ménageant plus le suspense cher à Hitchcock que l’horreur ou le gore. Résultat ? Les plus émotifs peuvent attendre l’épisode suivant avec impatience sans se demander quelle monstruosité insoutenable les guette. Mais bien sûr, c’est loin d’être une feel good série.

La saison 2 de Bates Motel débutera le 3 mars 2014 sur A&E. Plusieurs teaser glauques et inquiétants sont déja disponibles.

Laurence et Marianne

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