Tag Archives: 3D

Critique : Le Livre de la jungle, de Jon Favreau

 » Il en faut peu pour être heureux « … Qui n’a pas fredonné au moins une fois l’hymne de l’ours Balloo entendu dans le dessin animé de 1967 ? Près de 50 ans plus tard, Disney nous refait le coup dans une version live de son chef d’oeuvre animé. Cette réinvention grandeur nature du livre de Rudyard Kipling est un enchantement pour les mirettes. 

Critique : Everest, de Baltasar Kormákur

Le point commun entre le cinéma et l’alpinisme ? Les deux ont pour ambition de vous transporter dans un autre monde. Sauf qu’au cinéma, vous êtes tranquillement à l’abri dans votre fauteuil… Signe des temps, Everest est à nouveau l’adaptation d’un fait divers tragique. En 1996, une expédition sur le sommet le plus haut du monde a mal tourné. Plusieurs des grimpeurs ne sont jamais revenus. Vous craignez le divertissement pathos ? Soyez rassuré, Everest, dirigé d’une main de maître par l’Islandais Baltasar Kormákur (2 Guns) évite largement cet écueil. Mais ça ne veut pas dire que vous n’allez pas pleurer…

L’exposition Game of Thrones : un événement haut en couleur

Oyez, oyez ! Braves fans de Game of Thrones, Gothers de toutes les maisons, l’heure de la grand-messe a sonné. L’exposition tant attendue est enfin passée par la Capitale. Compte rendu d’un événement pas comme les autres.

Critique : Sin City : J’ai tué pour elle, de Frank Miller et Robert Rodriguez

Enfin  ! Il aura fallu attendre neuf ans pour voir la suite du génial Sin City sorti en 2005. Neuf longues années mises à profit par Robert Rodriguez (Machete Kills) et Frank Miller, l’auteur du comics original,  pour relever de nouveaux défis techniques. Car l’univers noir et blanc, constellé de taches colorées prend ici une nouvelle dimension avec la 3D. Par moment, c’est comme si le spectateur était immergé au milieu des cases de la BD. Bluffant !

Critique : la Planète des singes : l’affrontement, de Matt Reeves

Dans la grande famille des sagas cinématographiques, la Planète des singes est une institution… de poids ! Depuis les années 60, on dénombre huit films et deux séries télé. C’est à se demander comment des auteurs sont encore capables de trouver de nouvelles idées dans un univers déjà si foisonnant. Mais vous connaissez l’adage : à Hollywood rien n’est jamais fini.

Critique : la Grande Aventure Lego, de Phil Lord et Chris Miller

Toy Story nous l’avait prouvé. La magie des jouets est éternelle. Quoi de mieux pour fédérer deux des communautés les plus cinéphages de la planète  (les geek en pleine régression et les enfants)  qu’un film sur les Lego ? Car oui, après avoir fait les beaux jours des licences de jeu vidéo, les petits bonhommes jaunes s’attaquent à un nouvel Eldorado : le grand écran. Aïe. Pas facile de concilier un argument marketing (vendre des jouets) et des enjeux créatifs. Avec Transformers, par exemple, cela avait donné (beaucoup) d’explosions spectaculaires, quelques jolies minettes et une intrigue épaisse comme une lime à ongle.

Critique : Sur la terre des dinosaures, de Neil Nightingale et Barry Cook

Sur la terre des dinosaures (Walking With Dinosaurs) est la sympathique histoire de Patchi, un petit dinosaure qui, de migration en migration, perd ses parents, grandit, tombe amoureux de Juniper, affronte son frère Roch et devient chef de troupeau.

Critique : Star Trek Into Darkness, de J. J. Abrams

A Lost in Universes, le temps paraissait long jusqu’à la sortie de ce onzième volet de la saga Star Trek. Il faut dire que le reboot qui date déjà de 2009 (une éternité en matière de suite cinématographique !) avait rebâti le mythe sur des bases solides, séduisant néophytes et fans inconditionnels. L’hyperactif J. J. Abrams, devenu le symbole de la culture geek, avait donc la lourde tâche de se réinventer une fois de plus. Soyons francs, la mission ne sera qu’à moitié remplie.

D’un point de vue purement visuel, Into Darkness surpasse son prédécesseur. Dès les premières minutes, la palette chromatique du cinéaste est à son paroxysme. Le spectateur découvre, ébahi, un feu d’artifice coloré composé d’une végétation sanguine, d’indigènes entièrement blanc et jaune et de combinaison bleu azur. Cette introduction haletante, vertigineuse et émouvante, constitue, sans l’ombre d’un doute, la scène culte de ce long métrage. Tout simplement car elle condense en quelques minutes tout ce que l’on demande à une production de cette envergure.

Par la suite, le cinéaste ne perd rien en intensité. D’explosions spectaculaires en bagarres titanesques, de glissades dans l’espace en vaisseaux en perdition, J. J. Abrams éprouve notre sens de l’équilibre et du cadre. Il est aidé dans son entreprise par la 3D qu’il exploite avec sagacité, alors même qu’il ne voulait pas en entendre parler au départ !

Là où d’autres se contentent d’user de cette technique pour ses effets gadgets, dans Star Trek Into Darkness  elle devient un vecteur d’immersion. Si bien que l’on a l’impression de se retrouver dans un simulateur de la Nasa ou, de manière plus prosaïque, dans un manège à sensation. Une technique qui amplifie votre rythme cardiaque et réinvente presque la notion d’expérience cinématographique. Mais elle présente selon moi un inconvénient de taille : elle donne des vertiges et soulève l’estomac.

Le scénario, noyé sous ce torrent d’effets pyrotechniques, a du mal à exister. Si le premier épisode prenait le temps de poser ses personnages et de ficeler une intrigue subtile, ce second volet semble engourdi par une sorte d’adrénaline viscérale. C’est simple : les personnages ne marchent pas, ils passent leur temps à courir, sauter, bondir, voler… Comme si les scénaristes tentaient de redéfinir sans cesse l’idée même du rebondissement.

Impossible de ne pas trouver dans l’exercice une certaine forme de vacuité. Pourtant, en mettant leurs héros dans des situations extrêmes, les auteurs intensifient malgré tout les relations qui existent entre eux. Surtout l’amitié entre Spock et Kirk. Ils s’appuient sur un humour salvateur qui humanisent les personnages. Le casting impeccable se charge de faire naître une complicité palpable au sein de cet équipage. La palme revient, comme souvent, au méchant. Benedict Cumberbatch (Sherlock, Parade’s end) imprime son aura à un ennemi mythique de l‘Enterprise.

Pour le prochain numéro, espérons simplement que cette fougue sera un peu retombée pour qu’on puisse explorer, avec plus de détails, les confins des esprits humain et vulcain !

Marianne

Le très attendu Star Trek Into Darkness, de J. J. Abrams commence plutôt bien, très bien même, par une course poursuite sur une sublime planète alien aux couleurs rouge sang et peuplée d’humanoïdes blanchâtres aux pupilles vides. Après une telle inventivité visuelle, le retour sur terre au propre comme au figuré est d’autant plus rude. L’on se retrouve avec une histoire, somme toute banale, de grand méchant (excellemment interprété par le Britannique Benedict Cumberbatch, Sherlock, le Hobbit) surgi du passé. Même si cette aventure est mâtinée de trahison au sein de Starfleet, elle peine à intéresser alors que dans le premier Star Trek de J. J. Abrams, la folie désespérée de Nero (Eric Bana) était touchante.

Bien sûr, c’est tout de même avec plaisir que l’on retrouve James Tiberius Kirk (Chris Pine, Carriers), qui se transforme au cours du film de tête brûlée inconsciente en capitaine mature assumant pleinement ses responsabilités. Tout l’équipage répond présent, bien que les seconds rôles soient moins aboutis qu’ils ne l’étaient dans le précédent opus. Plus inattendu, Mr Spock (Zachary Quinto, Margin Call, American Horror Story) vole en partie la vedette à Jim Kirk.

Mais l’idée qui n’était pas mauvaise sur le papier ne fonctionne vraiment pas à l’écran. Si bien que Into Darkness s’achève un peu en queue de poisson après un remake futuriste digne du 11 Septembre. Certes l’humour est au rendez-vous, le grand spectacle est assuré, la 3D est épatante, les décors sont indéniablement grandioses, mais le spectateur reste sur sa faim. Car, avant tout l’Enterprise doit explorer l’univers. Or le deuxième film nous laisse tomber exactement là où le premier nous abandonnait déjà, au début du voyage comme si la vraie grande aventure de la dernière frontière était indéfiniment repoussée.

Pour le troisième épisode (si troisième épisode il y a), on a très fort envie de crier à  J. J. Abrams : Next time, punch it for real, man !

Laurence