Tag Archives: Alden Ehrenreich

Critique : Ave, César!, de Joel et Ethan Coen

Après un western crépusculaire (True Grit) et un drame sur un looser magnifique (Inside Llewyn Davis), les frères Coen reviennent à l’un de leur genre de prédilection : la comédie déjantée. Ave, César! (Hail Caesar!) nous plonge dans les coulisses du cinéma hollywoodien des années 50. On y suit les aventures mouvementées de Eddie Mannix (Josh Brolin) chargé d’éviter scandales et autres dérapages qui terniraient l’image des studios. Un pur régal d’écriture.

Critique : Blue Jasmine, de Woody Allen

Un film de Woody Allen est toujours un petit événement du monde du cinéma, même si ces dernières années aucun de ses opus n’avait été très marquant. On pouvait légitimement espérer qu’avec Blue Jasmine, on tiendrait THE Great Movie et donc le grand retour du maître. Ce n’est que partiellement le cas car cette livraison 2013 est tissée de grosses ficelles. D’épatantes ficelles « woodyallennesques », certes, mais de grosses ficelles tout de même.

Critique : Sublimes Créatures, de Richard LaGravenese

Il est le rebelle intello de ce bled réac, elle est l’enchanteresse vilipendée par tous les puritains…. Ils sont beaux, jeunes, fous l’un de l’autre, et bien sûr tout les sépare.

Malgré quelques faiblesses de scénario (dues au roman de Margaret Stohl et Kami Garcia ?), le film tire son épingle du jeu grâce à son ambiance surannée. On se projette bien dans ce poisseux décor américain, rattrapé par les vieilles histoires de sorcellerie sur un cruel fond de guerre de Sécession.

Le côté critique, très politique et aux antipodes des idées de Stéphanie Meyer, n’est franchement pas pour déplaire.

Le problème ?  L’aspect vieillot du film fonctionne à merveille… sauf lorsqu’il s’agit de merveilleux. Les scènes fantastiques, si elles réussissent parfois à être poétiques, sont pour la plupart ratées. Par ailleurs, Jeremy Irons est peu crédible là où Emma Thompson est épatante.

Dommage car Alden Ehrenreich (Tetro, Somewhere, Twixt) et Alice Englert, tous deux excellents, sont parfaits dans les difficiles scènes intimistes qui auraient aisément pu sombrer dans le ridicule.

Les deux amoureux, jamais mièvres, émeuvent et sauvent définitivement ce Twilight sudiste.

Laurence