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Critique : Batman vs Superman, l’Aube de la justice, de Zack Snyder

Fans du monde entier, retenez votre souffle. Zack Snyder (Watchmen, Sucker Punch) a réalisé votre rêve : organiser sur grand écran l’affrontement de deux des plus grandes figures du DCverse. Aka Batman contre Superman. Préparez vos mirettes, car le résultat à l’écran est spectaculaire. Mais comme d’habitude avec Snyder, cette énergie finit par déborder hors du cadre. Décryptage.

Critique : Gone Girl, de David Fincher

Une femme disparaît. Une simple phrase mais qui a déjà nourrit l’imagination de milliers d’auteurs de polars. Gillian Flynn, l’auteur du bouquin original, connaît ses classiques mais a le mérite de les mettre au goût du jour. Car ce Gone Girl (sorti sous le titre Les Apparences en français) tisse une trame policière pleine de rebondissements, tout en dressant un portrait assez cynique du mariage version XXIe siècle.

Bande annonce : Gone Girl, de David Fincher

Trois ans et demi, c’est long ! C’est pourtant le temps qu’il aura fallu attendre pour découvrir le nouveau long métrage de David Fincher, Gone Girl. Certes depuis Millenium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes, le génial réalisateur de Fight Club et de The Social Network n’a pas chômé. On lui doit les deux premiers épisodes de l’excellente série House of Cards sur Netflix. Il a également planché sur une relecture moderne du classique de Jules Verne, 20 000 Lieues sous les mers, mais le projet a finalement été annulé.

Critique : Players, de Brad Furman

Après avoir avoir abordé le genre polar dans la Défense Lincoln avec l’excellent Matthew McConaughey, Brad Furman s’est attaqué avec talent au genre « malin, malin à demi » avec le film d’arnaque Players. Il y fait s’affronter un génial élève de Princeton, Richie Furst (Justin Timberlake, Time Out) et Ivan Block (Ben Affleck, A la Merveille) autour du thème des (très) gros sous générés par un site en ligne de poker basé au Costa Rica. Ajoutez à cela la toujours magique Gemma Arterton (Hansel et Gretel : Witches Hunters,bientôt dans Byzantium), les casinos, l’atmosphère poisseuse de la corruption, un agent du FBI (Anthony Mackie, Gangster Squad) exaspéré par son impuissance… vous obtenez un film d’arnaque qui, sans être génial, respecte les codes du genre, et réussit là où le décevant Insaisissable a échoué cet été.

Critique : A la Merveille, de Terrence Malick

Difficile de résumer tout ce qui vous traverse l’esprit lorsqu’on visionne un film de Terrence Malick. Le cinéaste pose, depuis ses débuts, un regard particulier sur la terre et les êtres qui l’habitent. A une époque où tout va vite, prendre le temps d’observer les choses est un privilège rare.  Mais soyez prévenu, avec  A la Merveille (référence au nom de l’abbaye du Mont Saint-Michel), Terrence Malick pousse le processus de contemplation à son extrême.

De cette histoire d’amour entêtante, nous n’aurons que des impressions, des images quasiment subliminales. Les dialogues disparaissent au profit d’une voix off philosophique et obsédante. A l’écran, on assiste à une multitude de moments suspendus mêlant l’allégresse aux angoisses de l’existence. Sauf que chez Terrence Malick, chaque cheveu qui s’envole, chaque rayon de lumière qui traverse un volet, chaque épi de blé qui se ploie prend une dimension particulière.

Ben Affleck a du mal à exister dans cet exercice délicat. Son personnage, filmé souvent hors cadre et dont on n’entend pratiquement jamais les pensées, restera un mystère insaisissable. Sans doute Malick veut-il nous mettre dans la même situation que Marina (Olga Kurylenko, sensible) face à celui dont elle tente, en vain, de se faire aimer. Mais au final, il apparaît comme une figure désincarnée, semblant errer sans fin dans un univers qui le dépasse.

Face à ce mouvement incessant de sentiments et de personnages, on a parfois plus l’impression d’assister à un ballet qu’à un film. Mais pour peu que l’on soit prêt à se laisser emporter par ce lyrisme des images, le voyage, bien que chaotique, ne laisse pas indifférent.

Marianne