Tag Archives: Biopic

Critique : Chocolat, de Roschdy Zem

Savez-vous d’où vient l’expression être Chocolat ? On le doit au premier artiste noir que la France ait jamais eu, le clown Chocolat. Vous ne le connaissez pas ? Et pourtant cet ancien esclave a eu un parcours exceptionnel puisqu’il a fait rire le tout-Paris pendant plusieurs années avec son collaborateur Footit. Rendre hommage à cet homme oublié de tous était sur le papier une très jolie idée, d’autant que pour jouer ce clown Roschdy Zem (Omar m’a tuer, Bird People) a choisi la super star Omar Sy. Entrez dans l’arène.

Critique : Steve Jobs, de Danny Boyle

Oubliez tout ce que vous avez vu ou lu sur Steve Jobs. Le long métrage de Danny Boyle n’entend pas être un biopic dans le sens religieux du terme. Et c’est tant mieux. En mettant en image le scénario du génial Aaron Sorkin (qui ne comportait que des dialogues sans aucune indication de mise en scène !), le réalisateur de Trainspotting et de Slumdog Millionnaire réussit enfin à nous faire pénétrer dans la psyché de l’inventeur du Mac. L’exercice est juste brillant.

Critique : Life, d’Anton Corbijn

Ancien photographe de rock et clipeur, Anton Corbijn semble être toujours à la recherche d’icône à placer devant son objectif. Dans son premier film, Control, il avait imprimé sur pellicule la psyché tourmentée du chanteur de Joy Division. Avec Life, il tente de saisir l’aura de James Dean.

Critique : Big Eyes, de Tim Burton

Pas de Johnny Depp. Ni de Helena Boham Carter au casting. Pas même une once d’univers gothique. Pourtant Big Eyes est bien le dernier film de Tim Burton. Un biopic. Ce n’est pas le premier dans l’oeuvre du cinéaste qui avait rendu un vibrant hommage « au plus mauvais réalisateur de tous les temps » dans Ed Wood. Mais justement Big Eyes apparaît comme trop classique et sage pour figurer dans la filmographie burtonnienne. On a même un peu l’impression qu’il est passé à côté de son sujet. 

Critique : Une Merveilleuse Histoire du temps, de James Marsh

Une Merveilleuse Histoire du temps est un film comme l’Académie des Oscars les aime. Une histoire vraie héroïque, une performance d’acteur et une mise en scène classique et élégante. Et c’est vrai que la vie de Stephen Hawking, physicien et cosmologue de génie, atteint d’une grave maladie dégénérative, a tout de la destinée hors du commun. Hawking a défié toute les lois de la nature et de la science, d’abord en déjouant les pronostics des médecins et ensuite en rédigeant des théories essentielles sur la nature de notre univers.

Critique : Imitation Game, de Morten Tyldum

Connaissez-vous Alan Turing ? Si ce nom vous est inconnu sachez qu’il est pourtant en quelque sorte l’inventeur de l’ordinateur. Ce mathématicien et cryptologue britannique est notamment célèbre pour avoir réussi, durant la Seconde Guerre mondiale, à décoder la machine Enigma qu’utilisait les Allemands pour communiquer entre eux. Imitation Game revient sur ce moment clé de notre histoire puisque de nombreux spécialistes estiment que le décryptage de ce code a permis d’écourter la guerre d’au moins deux ans.

Critique : Mr Turner, de Mike Leigh

Mike Leigh aime les grands sentiments. Mais il aime aussi les détails qui constituent la banalité de l’existence. En retraçant les dernières années de la vie du peintre Joseph Mallord William Turner, le cinéaste a pu travailler sur ces deux aspects, avec plus ou moins de réussite.

Critique : Paradise Lost, de Andrea Di Stefano

Le biopic est un art difficile. Surtout quand comme Andrea Di Stefano, on s’attaque à une figure aussi emblématique et contestée que Pablo Escobar. L’acteur cinéaste n’a pas opté pour la formule, Pablo, sa vie, son œuvre. Non, il s’est concentré sur la fin de la « carrière » du narcotrafiquant. Juste avant que sa couverture ne s’effondre et qu’il se rende à la police, non s’en avoir mis son trésor à l’abri.

Critique : Jimmy’s Hall, de Ken Loach

Se pourrait-il que Jimmy’s Hall soit le dernier film du britannique Ken Loach ? On ne veut le croire, tant le cinéaste s’est imposé depuis 50 ans comme l’un des pionniers du naturalisme social à l’anglaise. Surtout que ce biopic sur la vie du syndicaliste Jimmy Gralton possède bien le charme unique de son cinéma mais manque curieusement d’âme et même de fureur.

Cannes 2014 : Mr. Turner, de Mike Leigh (Compétition)

La sélection officielle est tombée. Chaque jour Lost in Universes revient sur l’un des longs métrages présentés sur la Croisette. Aujourd’hui, Mr. Turnerde Mike Leigh.