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Critique : Comancheria, de David Mackenzie

Après une histoire d’amour dans un monde apocalyptique (Perfect Sense) et un film de prison (Les Poings contre les murs), David Mackenzie nous propose un western contemporain. Comancheria est même un western social puisqu’on y suit deux frères texans bien décidés à empêcher la banque à leur voler leur terre… en cambriolant les établissements de la banque en question !

Critique : Into the Woods, de Rob Marshall

Il était une fois… Les contes de fées sont immortels. De la série Once Upon a Time aux diverses adaptations ciné (Maléfique, La Belle et la Bête et bientôt Cendrillon de Kenneth Branagh), Hollywood remet au goût du jour les figures légendaires de notre enfance. Avec Into the Woods, comédie musicale made in Broadway, la relecture se révèle aussi décalée que régressive.

Critique : The Ryan Initiative, de Kenneth Branagh

Jack Ryan est de retour. Soit le héros de Tom Clancy, popularisé au cinéma par Alec Baldwin (A la poursuite d’Octobre rouge), Harrison Ford (Jeux de Guerre et Danger Immédiat) et Ben Affleck (la Somme de toutes les peurs). Ouf ! Cette fois ci, c’est Chris Pine (Star Trek into Darkness) qui s’y colle.

Bande-annonce : les Derniers Jours, d’Alex et David Pastor

Les frères Pastor s’intéressent de nouveau à un univers en forme de fin du monde causée par un virus. Mais contrairement à Infectés (The Carriers) qui traitait le sujet par le biais d’un survival road movie à l’américaine avec Chris Pine (Star Trek Into Darkness) en vedette, les humains sont ici obligés de rester cloîtrés chez eux.

Critique : Star Trek Into Darkness, de J. J. Abrams

A Lost in Universes, le temps paraissait long jusqu’à la sortie de ce onzième volet de la saga Star Trek. Il faut dire que le reboot qui date déjà de 2009 (une éternité en matière de suite cinématographique !) avait rebâti le mythe sur des bases solides, séduisant néophytes et fans inconditionnels. L’hyperactif J. J. Abrams, devenu le symbole de la culture geek, avait donc la lourde tâche de se réinventer une fois de plus. Soyons francs, la mission ne sera qu’à moitié remplie.

D’un point de vue purement visuel, Into Darkness surpasse son prédécesseur. Dès les premières minutes, la palette chromatique du cinéaste est à son paroxysme. Le spectateur découvre, ébahi, un feu d’artifice coloré composé d’une végétation sanguine, d’indigènes entièrement blanc et jaune et de combinaison bleu azur. Cette introduction haletante, vertigineuse et émouvante, constitue, sans l’ombre d’un doute, la scène culte de ce long métrage. Tout simplement car elle condense en quelques minutes tout ce que l’on demande à une production de cette envergure.

Par la suite, le cinéaste ne perd rien en intensité. D’explosions spectaculaires en bagarres titanesques, de glissades dans l’espace en vaisseaux en perdition, J. J. Abrams éprouve notre sens de l’équilibre et du cadre. Il est aidé dans son entreprise par la 3D qu’il exploite avec sagacité, alors même qu’il ne voulait pas en entendre parler au départ !

Là où d’autres se contentent d’user de cette technique pour ses effets gadgets, dans Star Trek Into Darkness  elle devient un vecteur d’immersion. Si bien que l’on a l’impression de se retrouver dans un simulateur de la Nasa ou, de manière plus prosaïque, dans un manège à sensation. Une technique qui amplifie votre rythme cardiaque et réinvente presque la notion d’expérience cinématographique. Mais elle présente selon moi un inconvénient de taille : elle donne des vertiges et soulève l’estomac.

Le scénario, noyé sous ce torrent d’effets pyrotechniques, a du mal à exister. Si le premier épisode prenait le temps de poser ses personnages et de ficeler une intrigue subtile, ce second volet semble engourdi par une sorte d’adrénaline viscérale. C’est simple : les personnages ne marchent pas, ils passent leur temps à courir, sauter, bondir, voler… Comme si les scénaristes tentaient de redéfinir sans cesse l’idée même du rebondissement.

Impossible de ne pas trouver dans l’exercice une certaine forme de vacuité. Pourtant, en mettant leurs héros dans des situations extrêmes, les auteurs intensifient malgré tout les relations qui existent entre eux. Surtout l’amitié entre Spock et Kirk. Ils s’appuient sur un humour salvateur qui humanisent les personnages. Le casting impeccable se charge de faire naître une complicité palpable au sein de cet équipage. La palme revient, comme souvent, au méchant. Benedict Cumberbatch (Sherlock, Parade’s end) imprime son aura à un ennemi mythique de l‘Enterprise.

Pour le prochain numéro, espérons simplement que cette fougue sera un peu retombée pour qu’on puisse explorer, avec plus de détails, les confins des esprits humain et vulcain !

Marianne

Le très attendu Star Trek Into Darkness, de J. J. Abrams commence plutôt bien, très bien même, par une course poursuite sur une sublime planète alien aux couleurs rouge sang et peuplée d’humanoïdes blanchâtres aux pupilles vides. Après une telle inventivité visuelle, le retour sur terre au propre comme au figuré est d’autant plus rude. L’on se retrouve avec une histoire, somme toute banale, de grand méchant (excellemment interprété par le Britannique Benedict Cumberbatch, Sherlock, le Hobbit) surgi du passé. Même si cette aventure est mâtinée de trahison au sein de Starfleet, elle peine à intéresser alors que dans le premier Star Trek de J. J. Abrams, la folie désespérée de Nero (Eric Bana) était touchante.

Bien sûr, c’est tout de même avec plaisir que l’on retrouve James Tiberius Kirk (Chris Pine, Carriers), qui se transforme au cours du film de tête brûlée inconsciente en capitaine mature assumant pleinement ses responsabilités. Tout l’équipage répond présent, bien que les seconds rôles soient moins aboutis qu’ils ne l’étaient dans le précédent opus. Plus inattendu, Mr Spock (Zachary Quinto, Margin Call, American Horror Story) vole en partie la vedette à Jim Kirk.

Mais l’idée qui n’était pas mauvaise sur le papier ne fonctionne vraiment pas à l’écran. Si bien que Into Darkness s’achève un peu en queue de poisson après un remake futuriste digne du 11 Septembre. Certes l’humour est au rendez-vous, le grand spectacle est assuré, la 3D est épatante, les décors sont indéniablement grandioses, mais le spectateur reste sur sa faim. Car, avant tout l’Enterprise doit explorer l’univers. Or le deuxième film nous laisse tomber exactement là où le premier nous abandonnait déjà, au début du voyage comme si la vraie grande aventure de la dernière frontière était indéfiniment repoussée.

Pour le troisième épisode (si troisième épisode il y a), on a très fort envie de crier à  J. J. Abrams : Next time, punch it for real, man !

Laurence