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Critique: Fantastic Birthday, de Rosemary Myers

Un premier plan dans un premier film c’est un peu comme une carte de visite. On a une première impression sur l’univers d’un cinéaste. A l’écran, l’australienne Rosemary Myers filme Greta, en plan fixe, sur son banc, dans une cour d’école où elle ne connaît vraisemblablement personne. Tout est coloré. Les personnages dans le fond sont en mouvements. Et pourtant on sent déjà tout le poids qui pèse sur les épaules de la jeune Greta sur le point de fêter ses 15 ans. Une jolie entrée en matière. On gardera la carte de visite. 

Critique : Lion, de Garth Davis

L’Inde. Un petit garçon orphelin. Dev Patel. Ces trois éléments riment pour tous les cinéphiles avec Slumdog Millionaire, conte exubérant à la sauce bollywoodienne signé Danny Boyle (Trance, Steve Jobs). En apparences, Lion de Garth Davis reprend les mêmes ingrédients. Mais cette histoire vraie d’un petit garçon indien perdu qui finit par retrouver sa famille 25 ans plus tard n’a au final que peu de rapport avec le feel good movie de Danny Boyle. 

Critique : Men & Chicken, de Anders Thomas Jensen

Le cinéma danois n’en finit plus de faire parler de lui. Il faut dire que Lars Von Trier et Thomas Vinterberg ont fait naître de nombreuses vocations depuis le dogme, sorte de nouvelle vague danoise des années 90. Anders Thomas Jensen n’est pas exactement un petit nouveau puisqu’on lui doit notamment Les Bouchers Verts ou encore Adam Apple’s, des satires aussi saugrenues que grinçantes sur la folie ordinaire. Men & Chicken continue de creuser le sillon. Un peu trop peut-être.

Critique : Bird People, de Pascale Ferran

Soyez prévenu. Bird People est un film étrange. Mais c’est surtout un film qui fait du bien à l’âme. En inventant le destin croisé de deux personnages aux antipodes, qui chacun à sa façon rêve d’évasion, Pascale Ferran fait battre le cœur des spectateurs un peu plus fort.

Exposition : Gustave Doré, l’imaginaire au pouvoir

Valeur sûre du paysage culturel français depuis qu’il avait illustré nos hexagonaux contes de Perrault, Gustave Doré n’avait pas eu les honneurs d’une exposition d’importance depuis des lustres. Aujourd’hui l’artiste qui a tant inspiré les cinéastes a les honneurs du musée d’Orsay. Avec la promesse de « l’imaginaire au pouvoir », Lost in Universes ne pouvait qu’aller explorer son univers si personnel.

Critique : Un amour d’hiver, d’Akiva Goldsman

Délicates amours tragiques et intrigue fantastique émouvante : Un amour d’hiver réunit ces deux éléments en un ballet ponctué de cruauté. Les esprits chagrins trouveront sans aucun doute que le film manque de puissance et le jugeront probablement simpliste. Mais c’est justement la limpidité naïve du long métrage qui en fait un conte aussi touchant que délicieux. Cyniques s’abstenir !

Critique : La Vie rêvée de Walter Mitty, de Ben Stiller

Le premier film que l’on voit dans l’année peut-il donner le ton pour les 364 jours suivants ? Si c’est le cas, 2014 s’annonce enlevée, fantaisiste et originale. Car ce Walter Mitty signé Ben Stiller se vit comme une parenthèse enchantée. Avec ce personnage qui rêve (littéralement) sa vie au lieu de la vivre, le comédien/cinéaste a trouvé un nouvel alter ego.

Critique : La Reine des neiges, de Chris Buck et Jennifer Lee

Oubliez tout ce que vous savez sur le conte d’Hans Christian Andersen. Comme toujours au pays de Mickey Mouse, on revisite les grands mythes. On les polisse, on les épure, on s’arrange pour que la fin soit heureuse. C’est vrai. Mais pas seulement. On y rajoute de la magie. De la magie visuelle pour commencer. Ce monde glacé, d’un blanc bleuté translucide, loin de nos contrées citadines, assure le dépaysement.