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Séries Mania 2017 : I Love Dick, de Jill Soloway et Sarah Gubbins

Séries Mania Saison 8, c’est parti. Le festival organisé par le Forum des images propose jusqu’au 23 avril de découvrir sur grand écran une large sélection de fictions en provenance du monde entier. Chaque jour, Lost in Universes revient sur un show de la sélection. Aujourd’hui, on fait un focus sur I Love Dick, une série américaine présentée en compétition officielle.

Critique : La La Land, de Damien Chazelle

Il y a des films qui sont des évidences. Et il suffit d’une scène à La La Land pour s’annoncer comme une grande oeuvre fiévreuse et enchantée. Sur une autoroute embouteillée de Los Angeles par une chaude journée hivernale, des gens se mettent à danser et à chanter dans des tenues colorées. La séquence semble tout droit sorti d’un film de Jacques Demi. C’est virtuose tout en sentant la sueur et la bonne humeur. Mais c’est surtout une merveilleuse façon d’introduire cette comédie musicale qui fait le lien entre le passé et le présent. 

Critique : Mistress America, de Noah Baumbach

Au vu de sa filmographie, Noah Baumbach semble avoir deux passions dans la vie. La première se nomme Greta Gerwig, sa muse gracile depuis Greenberg en 2010. Et la deuxième pourrait être un penchant pour les hipsters new-yorkais. Après While we’re young sorti en juillet 2015, le cinéaste pose à nouveau sa caméra dans la Big Apple en s’intéressant au quotidien d’une jeune étudiante qui peine à trouver sa place à l’université. Sa rencontre avec sa future demi-sœur (Gerwig) va tout changer. 

Critique : Youth, de Paolo Sorrentino

Grandiloquent. Insolent. Poétique. Voilà en peu de mots ce que m’inspire le cinéma de Paolo Sorrentino. Youth, son dernier opus reparti injustement bredouille du dernier Festival de Cannes, appartient à cette tradition extravagante.

Critique : Big Eyes, de Tim Burton

Pas de Johnny Depp. Ni de Helena Boham Carter au casting. Pas même une once d’univers gothique. Pourtant Big Eyes est bien le dernier film de Tim Burton. Un biopic. Ce n’est pas le premier dans l’oeuvre du cinéaste qui avait rendu un vibrant hommage « au plus mauvais réalisateur de tous les temps » dans Ed Wood. Mais justement Big Eyes apparaît comme trop classique et sage pour figurer dans la filmographie burtonnienne. On a même un peu l’impression qu’il est passé à côté de son sujet. 

Critique : Un homme idéal, de Yann Gozlan

Yann Gozlan doit être un admirateur de Patricia Highsmith. Car son Homme idéal semble tout droit sorti des pages d’un roman de la célèbre auteure britannique. Impossible notamment de ne pas penser à Plein Soleil de René Clément. Le rapport de classe, la blonde hitchcockienne, le mensonge aliénant et cette ambiance ouatée et poisseuse à la fois, rien ne manque.

Critique : Dans l’ombre de Mary Poppins : la promesse de Walt Disney, de John Lee Hancock

Saviez-vous que le chef-d’oeuvre de toute une génération, Mary Poppins, avait mis plus de vingt ans à voir le jour ? En cause, les réticences de son auteure, P.L. Travers, a céder les droits d’adaptation à l’oncle Walt. En coulisses, les deux se sont même livrés à une guerre des nerfs acharnée. Avec cette histoire méconnue, John Lee Hancock (The Blind Side) nous offre un voyage fascinant dans les coulisses de la création. Croquis, partitions, chorégraphies… l’imaginaire du film prend forme sous nos yeux émerveillés.

Critique : l’Amour est un crime parfait, de Jean-Marie et Arnaud Larrieu

Explorer un nouveau registre. Il faut bien le dire, les cinéastes français sont peu nombreux à se lancer dans cette aventure. A quelques exceptions près. Les frères Larrieu aiment, plus que tout, brouiller les pistes. Après le cinéma bucolique, la prose existentielle ou encore le film de fin du monde, ils s’essaient au polar. Non, pas tout à fait. Au thriller psychologique plutôt.