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Critique : Captain Fantastic, de Matt Ross

Inutile de chercher dans votre collection Marvel, Captain Fantastic n’est pas le nouveau super-héros à la mode. Non, c’est un film indépendant amércain qui a remporté le prix de la mise en scène dans la sélection Un Certain Regard lors du dernier Festival de Cannes. Son réalisateur, Matt Ross, qui signe son second long métrage n’est pourtant pas un inconnu, surtout pour les sériephiles car il incarne l’abominable Gavin Belson dans la rigolote Silicon Valley. Aujourd’hui, avec Captain Fantastic il devient un réalisateur à suivre. 

Critique : Spectre, de Sam Mendes

Après le sublime Skyfall, l’objectif de Sam Mendes était clair : faire mieux ou du moins aussi bien. A-t-il réussi son pari ? A Lost in Universes, on pense que oui. Même si Skyfall continue de trôner fièrement au panthéon des meilleurs James Bond.

Critique : Seul sur Mars, de Ridley Scott

Après les poussifs Exodus et Cartel, Ridley Scott revient à la science-fiction. La vraie. Car cette adaptation du best-seller d’Andy Weir est une anticipation de nos prochaines missions martiennes. Ici nulle trace de vilaines bébêtes baveuses ou d’androïdes avec des questions métaphysiques. Non, Mark Watney (Matt Damon en pleine forme) est tout seul. Et sur la Planète rouge, sa survie n’est pas assurée.

Critique : San Andreas, de Brad Peyton

Installez-vous confortablement dans votre fauteuil. Attachez bien votre ceinture. Calez vos lunettes. Le tour de montagne russe va commencer. Voici en quelques phrases le principal argument de ce San Andreas de Brad Peyton. Soit un film catastrophe qui imagine le Big One, un tremblement de terre gigantesque qui est attendu, un jour ou l’autre, en Californie. 

Critique : Good Kill, d’Andrew Niccol

Comment traduire en français Good Kill ? Une bonne tuerie ? Un bon meurtre ? C’est impossible, aucune personne sensée ne peut utiliser cette expression ! D’ailleurs dans le film, les professionnels ont traduit par En plein dans le mille. Mais honnêtement cela ne rend pas justice à la duplicité de cette expression utilisée par l’armée américaine.

Critique : Une belle fin, de Uberto Pasolini

Difficile de croire que la vocation d’Uberto Pasolini pour le cinéma est due au hasard. Avec un tel patronyme et quand on est en plus un parent éloigné de Luchino Visconti, il paraît difficile de ne pas avoir le 7e art chevillé au corps. Assistant réalisateur, producteur, scénariste, il peut se vanter d’être un stakhanoviste. Pourtant du haut de ses 57 ans, Une belle fin (Still Life en VO) n’est que son deuxième film derrière la caméra.

Critique : Un homme idéal, de Yann Gozlan

Yann Gozlan doit être un admirateur de Patricia Highsmith. Car son Homme idéal semble tout droit sorti des pages d’un roman de la célèbre auteure britannique. Impossible notamment de ne pas penser à Plein Soleil de René Clément. Le rapport de classe, la blonde hitchcockienne, le mensonge aliénant et cette ambiance ouatée et poisseuse à la fois, rien ne manque.

Critique : La Nuit au musée : le secret des pharaons, de Shawn Levy

Un troisième épisode de La Nuit au musée, c’est comme retrouver une vieille paire de chaussons confortables. C’est pas ce qu’il y a de plus distingué mais en même temps vous adorez passer du temps avec.  Pour ce dernier volet, la formule n’a pas changé. Larry (Ben Stiller, La Vie rêvée de Walter Mitty) et ses copains en cire se retrouvent dans un nouveau musée (Le British Muséum) pour une troisième nuit de folie. Et comme d’habitude rien ne va se passer comme prévu.

Critique : It Follows, de David Robert Mitchell

Le film d’horreur est devenu une institution. Avec ses codes, ses effets de style, ses séquences gore, ses passages obligés. C’est parfois si bien rodé, si prévisible que le spectateur en oublie le principal : avoir peur. It Follows s’amuse justement de ce petit guide du parfait film d’épouvante. David Robert Mitchell, jeune auteur à qui l’on doit l’excellent drame The Myth of the American Sleepover, revient aux sources de la terreur.

Critique : Jupiter : le destin de l’univers, de Andy et Lana Wachowski

Les Wachowski sont une énigme. Comment ces deux-là, alors qu’ils n’ont à leur actif qu’un vrai succès, l’inoubliable Matrix, ont réussi à faire financer un projet aussi ambitieux que Jupiter : le destin de l’univers (Jupiter Ascending en VO) ? Pour rappel, leur dernier opus, le féerique Cloud Atlas, avait certes connu un beau succès critique mais était loin d’avoir engrangé un quota suffisant de billets verts (du moins sur le sol américain). Mystère !