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Critique : La La Land, de Damien Chazelle

Il y a des films qui sont des évidences. Et il suffit d’une scène à La La Land pour s’annoncer comme une grande oeuvre fiévreuse et enchantée. Sur une autoroute embouteillée de Los Angeles par une chaude journée hivernale, des gens se mettent à danser et à chanter dans des tenues colorées. La séquence semble tout droit sorti d’un film de Jacques Demi. C’est virtuose tout en sentant la sueur et la bonne humeur. Mais c’est surtout une merveilleuse façon d’introduire cette comédie musicale qui fait le lien entre le passé et le présent. 

Critique : Birdman, de Alejandro González Iñárritu

Avec Birdman, Iñárritu s’amuse enfin.  Pas de panique. Il explore toujours les thématiques si chères à son cinéma : tout ce qui touche à la psyché humaine, à la rédemption et à la frontière un peu floue entre la réalité et le fantastique. Mais il a compris qu’on pouvait être sérieux tout en desserrant légèrement la bride. Du coup, Birdman est un petit bijoux de cinéma. Aussi bien pour les cinéphiles que pour le grand public.

Critique : Magic in the Moonlight, de Woody Allen

Quelques notes jazzy sur un générique noir et blanc… pas de doute vous êtes bien dans un film de Woody Allen. Le cru 2014, Magic in the Moonlight contient d’ailleurs tout ce qui fait l’ADN mythique de son cinéma. Au programme des dialogues percutants et drôles, une romance compliquée et une thématique philosophique. La question du jour  ? Qui a raison entre le cartésien pragmatique et la naïve qui croit en la magie ?

Critique : The Amazing Spiderman 2, le destin d’un héros, de Marc Webb

Marc Webb… Avec un patronyme pareil (web, en anglais, signifie toile), le cinéaste semblait presque prédestiné à réaliser Spiderman. Pourtant, avant de redonner vie à Peter Parker, l’homme n’était pas habitué à gérer ce type de budget titanesque. Il a suffi d’un film, l’audacieuse comédie romantique 500 Jours ensemble, pour le propulser sur le devant de la scène.

Critique : Les Croods, de Chris Sanders et Kirk DeMicco

Bienvenue chez les hommes préhistoriques. La famille Croods, dernière représentante de son espèce, tente de survivre dans le monde hostile qui l’entoure. Vivant la majeure partie du temps enfermée dans une sombre caverne, la petite famille ne sort que pour se nourrir. Face à ce quotidien morose,  Eep  ( Emma Stone), la fille aînée s’ennuie ferme. Elle rêve de grands espaces, de soleil, d’aventures et même de danger ! L’arrivée de la fin du monde et d’un certain Guy vont changer la donne.

Famille je vous hais/Famille je vous aime. La chanson est connue. Créer une nouvelle mélodie est donc un art délicat. Heureusement, les magiciens du pays de l’animation de chez Dreamworks possède plus d’une note dans leur partition.

Après la relation mère-fille explorée par Pixar dans Rebelle, c’est ici la relation père-fille qui sert de colonne vertébrale à cette histoire. Et il y a définitivement un soupçon de Mérida chez Eep. Sauf que si elle décide de désobéir à l’autorité paternelle, ce n’est pas que pour s’affirmer. Les beaux yeux du nomade et futé Guy (Ryan Reynolds) y sont aussi pour quelque-chose. Le père (Nicolas Cage), figure tutélaire et protrectice se retrouve défié par un jeune loup qui mise plus sur l’intelligence que sur les muscles. De cette classique confrontation entre deux mâles alphas, naîtra fatalement un nouvel équilibre. Mais rassurez-vous émotions, rires et même quelques surprises sont au rendez-vous.

Pour donner vie à cet univers préhistorique parallèle, les créatifs s’en sont donné à coeur joie. On retrouve pêle-mêle un bestiaire chamarré surréaliste, une végétation luxuriante librement inspirée du Douanier Rousseau et des scènes d’actions spectaculaires dignes des meilleures montagnes russes.

Ces séquences un peu répétitives dans la première partie du film lui impulse un vrai rythme mais empêchent, à mon sens, de rentrer totalement dans l’histoire.  On regrettera aussi que les autres membres de la famille (à part Eep et son père) ne soient pas plus développés, servant uniquement de « running gag » (La grand-mère qui refuse de mourir, le fils peureux, le bébé chien fou et la mère un peu inexistante…). Des petits détails qui auraient permis de faire de ce Croods, un film un peu plus mâture. Ne boudez pas votre plaisir pour autant.

Marianne