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Preview 2014 : Damon Lindelof continue de surfer sur le mystère

Damon Lindelof fascine autant qu’il énerve. A Lost in Universes, on fait partie de ceux qui le soutiennent. Premièrement parce que Lost reste l’une de nos séries préférées (même si la fin n’était pas totalement à la hauteur de nos attentes) et ensuite parce qu’il ne peut pas être tenu comme seul responsable dans la déception Prometheus. Dois-je vous rappeler que Ridley Scott en personne était derrière la caméra ?

Critique : les Sorcières de Zugarramurdi, d’Alex de la Iglesia

Les brujas (sorcières, en espagnol) sont fort maltraitées en ce début d’années 2014. Après un très décevant Paranormal Activityces Sorcières de Zugarramurdi ne leur réservent pas un meilleur sort. Et si l’on n’attendait pas des miracles du spin off américain, les précédents films du réalisateur (Mes chers voisins, Le Crime Farpait) espagnol permettaient d’espérer un long-métrage ensorcelant.

Las ! Alex de la Iglesia a choisi la parodie pour traiter de la sorcellerie et ne s’en sort pas. Dès que le film trouve son rythme, il le pert dans des scènes qui ne parviennent jamais ni à être vraiment drôles, ni à faire vraiment peur. Les personnages sont tellement caricaturaux que le spectateur ne peut s’y attacher. Pire, il peine même à s’y intéresser (hormis le vieux fou du village et le fils torturé qui émeuvent).

De surcroît, le propos de la Iglesia est tellement anti-féministe que s’en est très vite décourageant. Un propos qui ne brille pas, en plus, par sa subtilité. En résumé, pour citer texto l’un des personnages masculins (qui sont tous quasi idiots et n’arrêtent pas de geindre) : « Quand les femmes parviennent à vous tenir par les couilles, elles les arrachent. D’un coup sec. » Peut-être les dialogues sont-ils plus caustiques en espagnol : les personnages parlent tellement et si rapidement que seule une partie en est traduite.

En revanche, en matière de fantastique proprement dit, la Déesse Mère est vraiment réussie. Impressionnante, répugnante, elle résume à la perfection le cauchemar de l’impitoyable mère archétypale destructrice.

Les prétendus sorciers et sorcières brûlées vifs pendant l’Inquisition espagnole au XVIIe siècle dans ce petit village méritaient un meilleur hommage. C’est d’autant plus dommage et incompréhensible que de la Iglesia connaît parfaitement son sujet comme il le prouve dans la longue interview qu’il a accordée à l’Ecran fantastique de ce mois de janvier. Sans doute n’est pas le Lars von Trier d’Antichrist ou le Roman Polanski du Bal des vampires qui veut…

Laurence

Critique : Paranormal Activity : The Marked Ones, de Christopher Landon

Paranormal Activity s’est fait une réputation parmi les films fantastico-horrifiques found footage, et même si à Lost in Universes nous connaissons quelques longs métrages et séries de ce type, nous n’avions encore vu aucun opus de cette franchise. La critique ne vaut donc que pour ce spin-off.

Le point sur les projets d’adaptation autour de Stephen King

Dire que Stephen King est l’un des auteurs contemporain les plus prolifiques de sa génération est presque un euphémisme. En presque quarante ans de carrière, on lui doit pas moins de soixante-dix œuvres littéraires (roman, suites et nouvelles comprises). Il y a bien longtemps que les studios hollywoodiens se sont emparés de son œuvre, avec plus ou moins de réussite. Shining de Stanley Kubrick, Carrie de Brian De Palma ou encore Stand By Me et Misery de Rob Reiner sont restés dans les mémoires des cinéphiles. Difficile d’en dire autant des adaptations de Cujo, Charlie ou plus récemment de Dreamcatcher

Bande-annonce : les Derniers Jours, d’Alex et David Pastor

Les frères Pastor s’intéressent de nouveau à un univers en forme de fin du monde causée par un virus. Mais contrairement à Infectés (The Carriers) qui traitait le sujet par le biais d’un survival road movie à l’américaine avec Chris Pine (Star Trek Into Darkness) en vedette, les humains sont ici obligés de rester cloîtrés chez eux.

Critique : L’Inconnu du lac, d’Alain Guiraudie

Pour filmer son thriller érotique, le réalisateur français Alain Guiraudie a choisi un lieu sublime : un lac perdu quelque part dans le sud de la France.

Found footage et faux documentaires : une sélection de Lost in Universes

A Lost in Universes, autant nous adorons le fantastique et la science-fiction, autant nous ne sommes pas ultra-fans d’horreur pure et dure. Si bien qu’en matière de found footage et de faux documentaires nous ne sommes pas très pointues puisque ces genres (popularisés avec Le Projet Blair Witch) ont une nette prédilection pour l’effroi. Cependant, au fil du temps nous avons aimé quelques films et quelques séries qui emploient ces procédés. A l’occasion de la sortie de The Bay, nous avons eu envie de vous les faire connaître.

Critique : Hansel et Gretel : Witch Hunters, de Tommy Wirkola

L’affiche promet « 100 % » de gun. Promesse tenue. Et  « sang pour sang » de fun. Et là, la promesse n’est que partiellement tenue même si Gretel (Gemma Aterton, Tamara Drew, Prince of Persia) et Hansel (Jeremy Renner, Démineurs, Mission impossible) sont sexy, toniques et parfois émouvants. Les sorcières sont redoutables, leur univers un chouïa élaboré, leurs espèces variées. Les décors, costumes, arbalètes et autres flingues offrent un design soigné. Edward le troll triste est une excellente trouvaille.

Le générique, qui utilise un théâtre de papier 3D pour raconter la vie des deux enfants entre le moment où ils tuent la sorcière dans la maison de sucreries et leur nouvelle carrière de chasseurs de sorcières, est remarquable. Les anachronismes inattendus (le tourne-disque, le kit de réanimation…) sont bien vus.

Un scénario (beaucoup) plus ambitieux n’aurait certainement pas nui à l’histoire. Même pour un petit film de série B et vu les moyens dont il disposait, Tommy Wirkola aurait pu développer le potentiel du conte au lieu simplement de l’effleurer. Terry Gilliam avait prouvé avec ses magiques Frères Grimm qu’une relecture plus originale est possible. Et puisque Tommy Wirkola a choisi l’option « délire », il aurait bien été inspiré de revoir Planète Terreur et Machette dans lesquels Robert Rodriguez démontrait que le fun déjanté n’empêche pas le second degré de grande qualité.

Au total le film se tient, même si les dialogues ne sont pas aussi drôles qu’on l’aurait souhaité. Dommage, d’autant qu’à la toute fin, Hansel et Gretel trouve un rythme qui donne envie de tracer la route avec les witch hunters. Cela dit, si l’on n’a pas de folles espérances, on passe plutôt un bon moment et l’on retiendra la morale du conte (Hé ! On ne sait jamais, ça peut toujours servir…) : « Don’t eat the fucking candies ».

Laurence