Tag Archives: Film britannique

Critique : Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E., de Guy Ritchie

Guy Ritchie est le maître du film cool. D’Arnaques, crimes et botanique à Sherlock Holmes en passant par RockNRolla et Snatch, il a l’art et la manière de transformer un polar en divertissement bondissant (bon à part Revolver, désolé, mais même après toutes ces années je n’ai toujours rien compris à ce film !). C’est ingénieux, enlevé mais surtout hors norme, voire un peu « crade » et irrévérencieux. Avec Agents très spéciaux, Guy Ritchie semble vouloir commencer une nouvelle ère : celle du fun classe. Explications. 

Cannes 2014 : Mr. Turner, de Mike Leigh (Compétition)

La sélection officielle est tombée. Chaque jour Lost in Universes revient sur l’un des longs métrages présentés sur la Croisette. Aujourd’hui, Mr. Turnerde Mike Leigh.

Cannes 2014 : Jimmy’s Hall, de Ken Loach (Compétition)

La sélection officielle est tombée. Chaque jour Lost in Universes revient sur l’un des longs métrages présentés sur la Croisette. Aujourd’hui, Jimmy’s Hall, de Ken Loach.

Critique : A Very English Man, de Michael Winterbottom

Michael Winterbottom est un caméléon. Jamais là où on l’attend, le cinéaste britannique passe d’un genre à l’autre, comme certains changent de chemises. Même s’il semble avoir une prédilection pour le drame psychologique, ces dernières années il s’est essayé à la science-fiction (Code 46), au thriller glaçant (The Killer Inside Me) ou encore à la romance (Un Eté italien). Derrière cet apparent stakhanovisme se cache, toutefois, une vraie ambition. Celle d’embarquer le spectateur sur des sujets inattendus. Dernier exemple en date, Trishna sorti l’an dernier qui, sous le prétexte d’une relation passionnelle dans le Rajasthan contemporain, dressait un portrait glaçant de la lutte des classes dans ce pays.

Critique : Mariage à l’anglaise, de Dan Mazer

Avec son titre accrocheur breveté par des génies du Marketing, Mariage à l’anglaise (I Give It a Year en VO) tente de surfer sur la vague des comédies britanniques que l’on a tant aimées (Quatre Mariages et Un Enterrement en tête). Ne faisons pas durer le suspense trop longtemps. Le long métrage de Dan Mazer (scénariste de presque tous les films de Sacha Baron Cohen) n’en a ni le charme ni l’humour subtil.

Non  que le film ne recèle pas de vrais moments de comédie, mêlant quiproquos et dialogues hilarants mais à aucun moment l’impression de déjà-vu ne nous quitte. Le copain insupportable, les parents envahissants ou coincés, le beau gosse tentateur… toutes les figures classiques du genre répondent à l’appel. Et pour la plupart, ils manquent de réelle épaisseur (à part la sœur cynique et désabusée interprétée par Minnie Driver).

Plus ennuyeux pour une comédie, le ton général de Mariage à l’anglaise est bancal. Si le cinéaste réussit le portrait du couple et de ses petits travers, les gags plus premier degré pataugent dans un formalisme convenu. De la part du scénariste de Borat, on était en droit d’espérer une réelle maîtrise de ses scènes !

La tentative de déconstruction de la comédie romantique traditionnelle était par contre une idée prometteuse. Au lieu de nous raconter comment deux personnes s’éprennent l’une de l’autre, le film débute le jour de leur mariage. Mais dans son traitement, cette love story inversée perd en substance et en crédibilité, jusqu’à la scène finale totalement improbable… Même les deux héros de l’histoire campés par Rose Byrne et Rafe Spall n’ont pas l’air de trop y croire. Toutefois cette séquence a le mérite d’être moins prévisible que d’ordinaire. Il faudra s’en contenter.

Marianne