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Critique : Projet Almanac, de Dean Israelite

Le voyage dans le temps est à la mode. Après Bis, qui projetait Franck Dubosc et Kad Merad dans les années 80, voici Projet Almanac de Dean Israelite. Soit une version ado et contemporaine du fameux Back in time. Mais je vous préviens, on est ici loin des atermoiements de Marty Mcfly et du Doc. Projet Almanac est produit par un certain Michael Bay, il n’a donc qu’une ambition : être un produit calibré et efficace à destination des adolescents. Le résultat est un savant mélange entre L’effet Papillon et Projet X.

Critique : Night Call, de Dan Gilroy

Ah, les médias. Ce monstre informe qu’on aime détester sans jamais vraiment réussir à s’en passer. Avec Night Call (Nightcrawlers en VO), Dan Gilroy (scénariste de  Jason Bourne : l’héritage) se penche sur l’avidité des chaines locales pour les faits divers sanglants et trash (accidents de voiture, fusillades, incendies…). Chaque nuit, des hommes armés de caméras partent à la chasse d’images chocs pour faire la une des journaux télévisés. C’est pas vraiment nouveau vous allez me dire ? Oui mais pour Gilroy, tout ceci n’est qu’un prétexte.

Séries : Siberia, un survival sous forme de show froid

A Lost in Universes, nous avons tout de suite aimé Siberia. Et pas tellement parce qu’il y a des ressemblances avec Lost (dont le concept avait été inspiré par l’émission Survivors, l’équivalent de notre Koh-Lanta !) Mais parce que Siberia joue redoutablement bien avec le concept de réalité/jeu TV. Du reste, la série est en fait plus proche de Cult (pour le côté show qui se confond avec la réalité) et de The River (pour les côtés horreur et caméras omniprésentes) que de Lost.  Malheureusement, comme Cult et The River, elle n’a pas su trouver grâce aux yeux des téléspectateurs américains.

Critique : Paranormal Activity : The Marked Ones, de Christopher Landon

Paranormal Activity s’est fait une réputation parmi les films fantastico-horrifiques found footage, et même si à Lost in Universes nous connaissons quelques longs métrages et séries de ce type, nous n’avions encore vu aucun opus de cette franchise. La critique ne vaut donc que pour ce spin-off.

Found footage et faux documentaires : une sélection de Lost in Universes

A Lost in Universes, autant nous adorons le fantastique et la science-fiction, autant nous ne sommes pas ultra-fans d’horreur pure et dure. Si bien qu’en matière de found footage et de faux documentaires nous ne sommes pas très pointues puisque ces genres (popularisés avec Le Projet Blair Witch) ont une nette prédilection pour l’effroi. Cependant, au fil du temps nous avons aimé quelques films et quelques séries qui emploient ces procédés. A l’occasion de la sortie de The Bay, nous avons eu envie de vous les faire connaître.

Critique : The Bay, de Barry Levinson

Faux-vrai documentaire horrifique unique en son genre, The Bay impressionne, tant par sa maîtrise cinématographique que par son propos écologico-réaliste.

A partir d’une base plutôt classique du complot, Barry Levinson (Rain Man, Le Secret de la pyramide, Sphère, Sleepers) a élaboré un scénario malin qui présente tour à tour les intervenants d’une catastrophe survenue dans une petite ville américaine, Chesapeake. Construite sur la côte, elle tire sa fierté d’une usine de désalinisation et d’un élevage de volailles. Ses habitants veulent juste mener la vie typique de l’Américain moyen, travailler, élever leurs enfants. Mais, ironie du sort, c’est précisément cette « innocente » normalité même qui a concocté le bouillon de culture dont va surgir l’horreur. Scientifiquement très convaincante, l’enquête, reconstituée à partir de bribes de films, réunit entre autres les propos d’océanographes, les analyses du Centre de contrôle des maladies, le reportage d’une journaliste…

Là où les Chroniques de Tchernobyl, tournées caméra à l’épaule, avaient opté pour le survival movie plutôt que d’accentuer l’horreur écologique, The Bay choisit de montrer l’engrenage implacable qui conduit au désastre sanitaire. Le tout sans pathos. On s’attache sans effort aux différents acteurs du drame, tous émouvants dans la simplicité de leurs réactions et leur courage sans emphase. On déteste ceux qui contemplent la situation de loin. Les arcanes administratives qui ont permis à la situation d’empirer sont plus que plausibles. Bref, on s’y croit. Et si ce qui affecte les habitants est abominable, le malaise surgit surtout quand en sortant de la séance, on est soudainement pas tout à fait certain que ces événements ne se soient pas produits pour de vrai. Comme le responsable du CDC l’espère en voyant des images de l’isopode mutant (la bestiole dévoreuse, héroïne malfaisante du film) : « c’est un faux, ça a été photoshopé… ». La distinction entre réalité et fiction est brouillée, et ce n’est pas une des moindres qualités du film que d’accentuer la finesse de la frontière entre les deux univers. On est tenté d’aller sur Internet vérifier que c’est fictif, et seulement fictif, thank God !

Et là, on apprend que c’est à la suite d’une commande pour un vrai documentaire et consterné de voir que la baie de Chesapeake était une zone maritime déclarée morte que Barry Levinson a décidé de faire ce film. Pour l’occasion, il s’est associé aux producteurs de Paranormal Activity et de Insidious afin de mieux faire passer le message écologiste par le biais de la terreur. Et ça marche car le spectateur ne peut qu’être convaincu : si ça ne s’est pas encore passé, ça va inévitablement se produire. Ou c’est en train de se produire, là, maintenant, quelque part, peut-être dans l’eau que je suis en train de boire… Ou dans… n’importe quoi. L’horreur.

A voir en complément du film ou pour se convaincre d’aller se faire peur,  le site interactif du film : thebay-movie.com

Laurence