Tag Archives: Guillermo del Toro

Critique : Crimson Peak, de Guillermo del Toro

Bouh ! Guillermo del Toro nous refait le coup de la maison hantée. Si le cinéaste mexicain a déjà à son actif un bestiaire fantastique assez impressionnant (les vers de Mimics, les vampires de Blade 2, les  monstres du Labyrinthe de Pan et les créatures mécaniques de Pacific Rim), il n’avait exploré les fantômes qu’une seule fois avec le très tourmenté L’Échine du diable. Sauf que Crimson Peak n’est pas un film d’horreur au sens moderne du terme.

Cannes 2015 : découvrez ce que vous réserve la compétition

La grande messe cannoise est sur le point de commencer. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette 68e édition est placée sous le signe de la nouveauté. L’arrivée de Pierre Lescure à la tête de la plus grande manifestation cinématographique du monde est un événement majeur qui ne manquera pas d’être commentée dans la presse. L’ombre bienveillante de Gilles Jacob ne trônera plus en haut des marches et Lescure compte bien respecter l’héritage du bonhomme tout en donnant un coup de jeune au Festival. 

Bande-annonce : Crimson Peak, le film d’horreur de Guillermo del Toro

Tremblez, simples mortels ! Guillermo del Toro (Le Labyrinthe de Pan, Pacific Rim) revient avec un film de fantômes dont les premières images sont à couper le souffle. A mi-chemin entre l’esprit gothique de Sleepy Hollow et l’ambiance pesante du Rebecca d’Hitchcock, Crimson Peak impose déjà un univers visuel étonnant. Comme si le cinéaste revisitait l’époque victorienne pour en faire quelque chose de plus coloré et de moins austère.

Les infos de la semaine : True Detective saison 2, un film noir et blanc pour Guillermo Del Toro et le nouveau film d’Angelina Jolie

Vous avez eu une semaine chargée ? Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actualité du cinéma et des séries ? Pas de problème, Lost in Universes vous fait un petit résumé des informations essentielles de la semaine.

Les infos de la semaine : Pacific Rim 2, le fils de Mick Jagger dans la série de Martin Scorsese et le casting du dernier film des frères Coen

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Les infos de la semaine : Johnny Depp dans un film d’horreur, Leonardo DiCaprio abandonné à son sort et une nouvelle série de science-fiction

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Les meilleurs films de 2013

2014 est là. Mystérieuse, pleine de promesses. Mais avant de se tourner vers demain, comme au début de l’année dernière, un petit bilan annuel s’impose. Sur le papier 2013 était scintillante, remplie de films que Lost in Universes attendait avec impatience. On ne va pas vous mentir, beaucoup n’ont pas été à la hauteur de nos espérances. Tout simplement car si les univers graphiques sont le plus souvent splendides, les scénarios suivent rarement. Trop classique, trop caricatural, avec des personnages qui ont du mal à exister…

Critique : Pacific Rim, de Guillermo del Toro

Méchants monstres contre Robots géants. Voilà, en peu de mots, comment on pourrait résumer l’idée de base de Pacific Rim. D’ailleurs il est facile d’imaginer Guillermo Del Toro en train de vendre son pitch devant les pontes en costard cravate de chez Warner. Avec son look de Hobbit et son affection particulière pour les créatures de toutes sortes (celles du Labyrinthe de Pan, de Mimic, d’Hellboy…), le cinéaste mexicain avait certainement des faux airs d’Hagrid dans Harry Potter.

Found footage et faux documentaires : une sélection de Lost in Universes

A Lost in Universes, autant nous adorons le fantastique et la science-fiction, autant nous ne sommes pas ultra-fans d’horreur pure et dure. Si bien qu’en matière de found footage et de faux documentaires nous ne sommes pas très pointues puisque ces genres (popularisés avec Le Projet Blair Witch) ont une nette prédilection pour l’effroi. Cependant, au fil du temps nous avons aimé quelques films et quelques séries qui emploient ces procédés. A l’occasion de la sortie de The Bay, nous avons eu envie de vous les faire connaître.

Critique : Mama, d’Andrés Muschietti

Once upon a time… Le « Il était une fois anglo-saxon » donne le la du film. Tous les éléments du conte d’antan sont présents : le père indigne qui conduit ses enfants dans la forêt enneigée afin de les perdre et qu’elles meurent parce qu’il est incapable désormais de subvenir à leurs besoins… Une cabane isolée au fin fond des bois où habite une sorcière folle qui offre de la nourriture aux fillettes… Les contes ne sont pas loin, en tout cas les contes saturés de mort et de sexualité tels qu’ils étaient à l’origine avant que les frères Grimm ne les aseptisent pour les rendre acceptables par la bourgeoisie allemande de leur temps.

Malheureusement, n’en déplaise à son prestigieux producteur Guillermo del Toro, la magie de Mama ne dure pas très longtemps. Une fois posés les éléments de départ, certes très originaux, le film est sur sa lancée et ne surprend plus tellement. Il vaut cependant d’être vu pour ses acteurs : les fillettes, puisque Megan Charpentier (Victoria) et Isabelle Nelisse (Lilly) interprètent à la perfection des enfants sauvages élevées au creux de la forêt par une mère fantôme délirante, Nikolaj Coster-Waldau (l’oncle Lukas), qui jouait dans Oblivion mais  qui est surtout connu pour son rôle de Jamie Lanister dans la série Game of Thrones,  et la décidément formidable Jessica Chastain ( Des hommes sans loi, Zero Dark Thirty) qui incarne le personnage d’Annabelle, rockeuse désenchantée sans l’ombre d’une fibre maternelle mais amoureuse. Sans oublier le fantôme à la silhouette de ju-on japonisant, perdu et délirant.

Le traitement des rêves, surtout celui d’Annabelle qui prend des allures surréalistes dignes de Luis Bunuel, est épatant comme toute l’esthétique du film mais cela ne suffit pas à combler la facilité à laquelle se laisse aller le scénario. Et à l’instar des contes des frères Grimm, la sexualité disparaît comme par enchantement. Par contrecoup, le lien entre Annabelle et Lukas perd totalement en crédibilité.

Et deux éléments exaspèrent dans ce film : l’inévitable thérapeute qui ne cherche que son intérêt personnel au détriment de celui de ses patients  (non, ce n’est pas un spoiler, c’est un poncif) et l’éternelle reconstitution du noyau familial en dernière image. Le public américain en redemande sans doute puisque Mama cartonne au box office US, mais nous, franchement, nous sommes au bord de l’over-dose avec cette rockeuse qui se transforme en farouche mère prête à se battre bec et ongles pour « ses » filles.

Reste en mémoire la scène au cours de laquelle Annabelle souffle sur les mains de Lilly pour la réchauffer et où l’on sent que tout pourrait vaciller du côté de la vie.

Que le scénario soit aussi convenu est d’autant plus agaçant que la solution pour le rendre épatant était à portée de main ! Il suffisait d’accentuer le côté enquête policière à la façon de Millénium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Las ! Tout est dévoilé en deux temps trois mouvements et sans l’ombre d’un problème par une archiviste complaisante. Le format série aurait sans aucun doute mieux convenu à cette histoire qui semble à l’étroit dans ce long métrage.

Pour ceux qui verront Mama (parce que malgré toutes ces critiques, le film vaut le coup), souvenez-vous : en grec ancien (et moderne ?), le pluriel de papillon signifie âme.

Laurence