Tag Archives: Histoire d’amour

Critique : La La Land, de Damien Chazelle

Il y a des films qui sont des évidences. Et il suffit d’une scène à La La Land pour s’annoncer comme une grande oeuvre fiévreuse et enchantée. Sur une autoroute embouteillée de Los Angeles par une chaude journée hivernale, des gens se mettent à danser et à chanter dans des tenues colorées. La séquence semble tout droit sorti d’un film de Jacques Demi. C’est virtuose tout en sentant la sueur et la bonne humeur. Mais c’est surtout une merveilleuse façon d’introduire cette comédie musicale qui fait le lien entre le passé et le présent. 

Critique : Your name, de Makoto Shinkai

Véritable phénomène au Japon, Your name arrive en France auréolé d’une excellente réputation. Déjà annoncé comme le nouveau Miyazaki (en même temps, on dit toujours ça quand un réalisateur japonais a la chance de voir son long métrage sortir en France…), Makoto Shinkai mélange onirisme, mystère et catastrophe naturelle dans une histoire d’amour exaltée. C’est intense, dramatique, fleur bleue et mémoriel… bref Your Name est totalement japonais et on adore ça !

CEFF 2016 : Loving, de Jeff Nichols (Film d’ouverture)

La 5e édition du Champs Elysées Film Festival se tient du 7 au 14 juin dans les cinémas de la plus belle avenue du monde. Chaque jour, Lost in Universes revient sur un film découvert durant la semaine. Aujourd’hui, le film d’ouverture : Loving de Jeff Nichols.

Critique : Brooklyn, de John Crowley et Paul Tsan

L’Amérique des années 50 continue d’alimenter l’imaginaire collectif. Terre de liberté pour des milliers de migrants à travers le monde, naissance de the american way of life, symbole de modernité… cette Amérique mythique est au cœur de Brooklyn de John Crowley et Paul Tsan. Adapté du roman du même nom signé par Colm Tóibín, le long métrage nous amène sur les pas de la jeune Eilis, petite irlandaise sage qui part faire sa vie de l’autre côté de l’Atlantique. Mais elle va découvrir que ce n’est pas si facile d’être  loin de chez soi…

Sortie DVD : Charlie Countryman, de Fredrik Bond

Charlie Countryman est un film comme on n’en fait plus. Ou plutôt comme on en faisait dans les années 90. Soit un polar ambitieux, dans sa forme, et nerveux dans son rythme. Fredrik Bond a visiblement grandi devant MTV, puisqu’il filme cette histoire d’amour électrique comme dans un clip. D’ailleurs, par moment, l’univers de Charlie Countryman n’est pas sans rappeler True Romance de Tony Scott. Y a pire comme référence.

Critique : Nos Etoiles contraires, de Josh Boone

Après Love Story, voici Nos étoiles contraires. Du mélo pur jus dont on ressort les yeux mouillés. Faut-il pour autant réduire Nos étoiles contraires à une bluette pour fille ?  Non car cette adaptation du best-seller de John Green s’efforce de trouver quelques idées originales pour s’éloigner du carcan plombant  « du film sur le cancer ».

Critique : Une promesse, de Patrice Leconte

De la comédie populaire à la romance en noir et blanc en passant par le pastiche policier et même l’animation, Patrice Leconte est certainement l’un de nos réalisateurs français les plus touche-à-tout. Avec Une promesse, il s’attaque à l’adaptation d’un livre de Stefan Zweig. En anglais. On ne va pas vous mentir, on a déjà trouvé le réalisateur de Ridicule et de la Fille sur le pont plus inspiré.

Critique : How I live Now, de Kevin Macdonald

Kevin Macdonald n’est jamais là où on l’attend. Documentariste émérite, il avait fait sensation en 2006 avec son deuxième film de fiction, le Dernier Roi d’Ecosse, qui transformait Forest Whitaker (Le Majordome) en Amin Dada. Son Jeux de pouvoir, thriller politique malin, confirmait son sens du rythme et son goût pour les sujets liés aux arcanes du pouvoir.

Critique : Un amour d’hiver, d’Akiva Goldsman

Délicates amours tragiques et intrigue fantastique émouvante : Un amour d’hiver réunit ces deux éléments en un ballet ponctué de cruauté. Les esprits chagrins trouveront sans aucun doute que le film manque de puissance et le jugeront probablement simpliste. Mais c’est justement la limpidité naïve du long métrage qui en fait un conte aussi touchant que délicieux. Cyniques s’abstenir !