Tag Archives: homosexualité

Critique : Call Me by Your Name, de Luca Guadagnino

Le charme de l’Italie en plein été. Les années 80. Une invitation au désir. Deux hommes qui s’aiment. Et si le bonheur était aussi simple que dans le film de Luca Guadagnino ? Honnêtement on signerait tout de suite.

Critique : Moonlight, de Barry Jenkins

Que vous aimiez ou pas Moonlight de Barry Jenkins, je peux au moins vous assurer d’une chose, le cinéaste ose aborder un sujet quasiment jamais évoqué dans le cinéma noir américain : comment grandir quand on est noir et homosexuel. Il faut dire que dans ces milieux où la virilité est mise en avant comme un étendard, le sujet dérange forcément. Mais ce qui fascine immédiatement avec Moonlight, c’est la subtilité avec laquelle le réalisateur en parle. Il nous propose une plongée intime dans la psyché d’un jeune garçon à trois moments clés de son existence.

Critique : Carol, de Todd Haynes

Todd Haynes fait un cinéma subtil qui place les apparences et les non-dits au coeur de son imagerie. Alors forcément quand on a appris que Carol était une adaptation d’un roman de Patricia Highsmith, la reine du polar bourgeois et hitchcockien, on s’est dit que la rencontre entre les univers de ces deux-là ne pouvait être qu’évidente. Hélas ! En art comme dans la vie, les évidences sont parfois trompeuses.

Critique : Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée

1985 aux Etats-Unis. Le sida fait chaque année de plus en plus de victimes. Les hôpitaux sont à la recherche du traitement miracle. Au Texas, le cow-boy Ron Woodroof est diagnostiqué séropositif. Il ne lui reste plus que trente jours à vivre. A moins que…

Critique : La vie d’Adèle – Chapitres 1 & 2, d’Abdellatif Kechiche

Ouf ! Voilà le premier mot qui nous vient à l’esprit après trois heures passées dans la vie d’Adèle. C’est une telle explosion d’émotions, un tel camaïeu de sentiments qu’on en a presque la tête qui tourne. Abdellatif Kechiche envisage la mise en scène plus comme un combat que comme une chorégraphie. Il fait peu de cas du décor, de l’actualité ou des références. Ce qui l’intéresse, ce sont ses personnages. Adèle en particulier. Il use et abuse du gros plan comme s’il tentait de capter l’essence même de son être. Peu importe si la caméra n’est pas stable par moments et si certaines images sont floues. Le cinéaste se transforme presque en reporter d’images, caméra à l’épaule à la recherche d’une vérité.

Critique : Ma vie avec Liberace, de Steven Soderbergh

Quasi inconnu en France, le pianiste de music-hall Liberace a eu une vie comme les Américains les aiment : pleine de rebondissements. Ce virtuose à la personnalité hors normes a logiquement droit à son biopic. Toutefois, Steven Soderbergh (Effets secondaires) ne s’intéresse qu’à une petite partie de la vie de l’artiste, celle qu’il a passée avec le jeune Scott Thorson.

Critique : L’Inconnu du lac, d’Alain Guiraudie

Pour filmer son thriller érotique, le réalisateur français Alain Guiraudie a choisi un lieu sublime : un lac perdu quelque part dans le sud de la France.