Tag Archives: Huis clos

Critique : Blind Sun, de Joyce A. Nashawati

Avec son esthétique ultra-léchée et son pitch d’anticipation prometteur Blind Sun, premier long métrage de la franco greque Joyce A. Nashawati était plein de promesses. Mais si la jeune femme manie la caméra avec habilité, son scénario s’enlise malheureusement dans une succession de clichés.

Critique : Les Huit Salopards, de Quentin Tarantino

Un film de Quentin Tarantino c’est un peu comme une piñata mexicaine. On ne sait pas trop ce qu’il y a dedans mais on est au moins sûr que ce sera fun malgré l’explosion de violence nécessaire. Après une genèse difficile (une première version du scénario avait fuité sur le net), les Huit Salopards (que celui qui n’a pas compris la référence lève la main) arrive enfin dans les salles. Bonne nouvelle, le cinéaste revient au maximum de sa forme. Attention tout de même aux éclaboussures si vous êtes au premier rang.

Critique : Maryland, de Alice Winocour

Et si le cinéma d’auteur endémique n’était pas une fatalité ? Du haut de ses 29 ans, Alice Winocour vient de prouver que sortir de la Fémis ne vous condamnait pas à réaliser des petits films obscurs. Maryland ou quand le jeune cinéma français prend de l’élan.

Critique : Ex-Machina, d’Alex Garland

Intelligence artificielle es-tu là ? Après le Ultron, un poil prétentieux, des Avengers 2, Alex Garland nous offre avec Ex-Machina une vision plus réaliste mais aussi plus effrayante des robots intelligents. Le scénariste de La Plage, qui semble avoir un goût prononcé pour la notion de « paradis perdu », a opté pour un huis-clos malsain, bien loin des délires complotistes du long métrage de Marvel. Dans ce bunker au milieu de nulle part, personne ne vous entendra hurler…

Critique : 71, de Yann Demange

Retenez bien ce nom : Yann Demange. Avec un seul film, ce cinéaste, qui a surtout œuvré à la télévision anglaise (Criminal Justice, Dead Set), s’impose comme un jeune homme à suivre. 71 est une petite révolution dans son genre, puisqu’il mixe deux styles de cinéma bien différent. Tout commence comme dans un film de « guerre » avec en toile de fond l’ambiance survoltée qui régnait dans le Belfast des années 70. Puis, quand le personnage principal se retrouve livré à lui-même dans une ville où tout le monde veut le descendre, on glisse progressivement vers le film de genre. Un cocktail explosif que Demange gère sans problème.