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Critique : Wind River, de Taylor Sheridan

Dans une réserve indienne du Wyoming, le corps sans vie d’une jeune fille est retrouvé dans la neige. Une jeune agent du FBI est dépêchée sur place. Elle va faire équipe avec le pisteur local pour élucider ce mystère. Le pitch de Wind River est accrocheur. Et en mêlant contexte social et trame policière, Taylor Sheridan (scénariste de Sicario et Comancheria) signe un polar efficace perdu dans l’immensité de la nature sauvage.

Critique : Premier contact, de Dennis Villeneuve

Avant de s’attaquer à la suite du cultissime Blade Runner, Dennis Villeneuve (Sicario, Prisoners) s’est essayé à la science-fiction avec Premier contact (Arrival en V.O.). Clairement plus connecté à la métaphysique (un mélange entre Rencontre du troisième type et Interstellar) que carburant à l’action spectaculaire type Independance Day, cette adaptation du roman de L’Histoire de ta vie de Ted Chiang est une petite pépite. Décidément l’espace inspire les cinéastes et c’est tant mieux !

Critique : Mission impossible – Rogue Nation, de Christopher McQuarrie

La saga Mission impossible n’est pas une franchise comme les autres. Initiée dans les années 90 (autant dire un siècle pour les moins de 20 ans !), cette adaptation de la série culte des années 60 a la particularité de compter un réalisateur différent à chaque opus. Pardon, je veux dire un vrai réalisateur (pas un simple faiseur) imposant à chaque fois sa vision sur cet univers.

Critique : Avengers : l’ère d’Ultron, de Joss Whedon

Marvel étant devenu le maître du blockbuster hollywoodien, chaque nouveau film est événement. A Lost in Universes, on apprécie surtout la dimension narrative de la maison des idées qui se décline désormais dans tous les films et séries de la firme.

Critique : American Bluff, de David O. Russel

Au pays des apparences, les bouffons sont des rois. Tel pourrait être le credo d’American Bluff. Dès les premières images, David O. Russel abat toutes ses cartes. Méfiez-vous des faux-semblants. Dans cette introduction génialissime, le spectateur découvre ébahi un Christina Bale méconnaissable (à des années-lumière du récent les Brasiers de la colèreen train de remettre méthodiquement son postiche. Une fois cet artifice bien accroché, la partie de poker menteur peut commencer.

Critique : Hansel et Gretel : Witch Hunters, de Tommy Wirkola

L’affiche promet « 100 % » de gun. Promesse tenue. Et  « sang pour sang » de fun. Et là, la promesse n’est que partiellement tenue même si Gretel (Gemma Aterton, Tamara Drew, Prince of Persia) et Hansel (Jeremy Renner, Démineurs, Mission impossible) sont sexy, toniques et parfois émouvants. Les sorcières sont redoutables, leur univers un chouïa élaboré, leurs espèces variées. Les décors, costumes, arbalètes et autres flingues offrent un design soigné. Edward le troll triste est une excellente trouvaille.

Le générique, qui utilise un théâtre de papier 3D pour raconter la vie des deux enfants entre le moment où ils tuent la sorcière dans la maison de sucreries et leur nouvelle carrière de chasseurs de sorcières, est remarquable. Les anachronismes inattendus (le tourne-disque, le kit de réanimation…) sont bien vus.

Un scénario (beaucoup) plus ambitieux n’aurait certainement pas nui à l’histoire. Même pour un petit film de série B et vu les moyens dont il disposait, Tommy Wirkola aurait pu développer le potentiel du conte au lieu simplement de l’effleurer. Terry Gilliam avait prouvé avec ses magiques Frères Grimm qu’une relecture plus originale est possible. Et puisque Tommy Wirkola a choisi l’option « délire », il aurait bien été inspiré de revoir Planète Terreur et Machette dans lesquels Robert Rodriguez démontrait que le fun déjanté n’empêche pas le second degré de grande qualité.

Au total le film se tient, même si les dialogues ne sont pas aussi drôles qu’on l’aurait souhaité. Dommage, d’autant qu’à la toute fin, Hansel et Gretel trouve un rythme qui donne envie de tracer la route avec les witch hunters. Cela dit, si l’on n’a pas de folles espérances, on passe plutôt un bon moment et l’on retiendra la morale du conte (Hé ! On ne sait jamais, ça peut toujours servir…) : « Don’t eat the fucking candies ».

Laurence