Tag Archives: Léa Seydoux

Critique : Juste la fin du monde, de Xavier Dolan

Xavier Dolan est une énigme. A Lost in Universes, on admire sa façon de ne jamais faire de concession et d’aller jusqu’au bout de ses idées. Que l’on fasse partie de ses fans ou de ses détracteurs, il faut bien lui reconnaître quelque chose, ses films ont une vraie personnalité. Même s’il a divisé la presse et le public, Juste la fin du monde est un film puissant qui ne vous laissera pas indemne. Ça je peux vous en faire la promesse.

Cannes 2015 : découvrez ce que vous réserve la compétition

La grande messe cannoise est sur le point de commencer. Et le moins que l’on puisse dire c’est que cette 68e édition est placée sous le signe de la nouveauté. L’arrivée de Pierre Lescure à la tête de la plus grande manifestation cinématographique du monde est un événement majeur qui ne manquera pas d’être commentée dans la presse. L’ombre bienveillante de Gilles Jacob ne trônera plus en haut des marches et Lescure compte bien respecter l’héritage du bonhomme tout en donnant un coup de jeune au Festival. 

Cannes 2014 : Saint-Laurent, de Bertrand Bonello (Compétition)

La sélection officielle est tombée. Chaque jour Lost in Universes revient sur l’un des longs métrages présentés sur la Croisette. Aujourd’hui, Saint-Laurent, de Bertrand Bonello. 

Critique : The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson

Dans le monde merveilleux de Wes Anderson, les rêveurs ont tous les droits. Enfant solitaire, renard rusé, amoureux de la mer… ils entendent mener leur quête jusqu’au bout, peu importe les difficultés qu’ils rencontrent. Ce monde n’existe pas vraiment bien sûr, mais il est tellement exotique que tout le monde veut y habiter. Avec The Grand Budapest Hotel, le cinéaste franchit une étape supplémentaire dans l’imaginaire en situant son action dans un pays fictif. Un choix créatif et politique à la fois, puisque ce subterfuge lui permet de critiquer la montée des mouvements nationalistes dans les années 30.

Critique : La Belle et la Bête, de Christophe Gans

Les réalisateurs de films fantastiques français se comptent sur les doigts de la main. Christophe Gans en fait partie. Mais ses réalisations se font rares. Silent Hill, son dernier long métrage (américain), remonte déjà à 2006. Entretemps, il a tenté de monter de nombreux projets ambitieux qui n’ont pas abouti comme le Cavalier suédois, Bob Morane ou encore Fantômas. C’est finalement avec une relecture de la Belle et la Bête que le cinéaste fait son grand retour.

Critique : La vie d’Adèle – Chapitres 1 & 2, d’Abdellatif Kechiche

Ouf ! Voilà le premier mot qui nous vient à l’esprit après trois heures passées dans la vie d’Adèle. C’est une telle explosion d’émotions, un tel camaïeu de sentiments qu’on en a presque la tête qui tourne. Abdellatif Kechiche envisage la mise en scène plus comme un combat que comme une chorégraphie. Il fait peu de cas du décor, de l’actualité ou des références. Ce qui l’intéresse, ce sont ses personnages. Adèle en particulier. Il use et abuse du gros plan comme s’il tentait de capter l’essence même de son être. Peu importe si la caméra n’est pas stable par moments et si certaines images sont floues. Le cinéaste se transforme presque en reporter d’images, caméra à l’épaule à la recherche d’une vérité.