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Livre : Carthage de Joyce Carol Oates

La famille Mayfield mène une vie paisible dans une petite ville au nord de New York jusqu’au jour où leur fille aînée, Juliet, rompt ses fiançailles avec le caporal Brett Kincaid, un vétéran de la guerre d’Irak dont il est rentré gravement blessé et diminué. Quelques jours plus tard, la sœur cadette de Juliet, la jeune Cressida, disparaît. La dernière fois qu’elle a été vue, c’est en compagnie du caporal Kincaid dans un bar…

Livre : Le Livre des Baltimore, de Joël Dicker

Dans le Livre des Baltimore, on retrouve Marcus Goldman, héros de La Vérité sur l’affaire Harry Québert, un écrivain à succès donc, qui décide de quitter New York pour s’installer en Floride et écrire un roman sur l’histoire de sa famille. Ou plus précisément sur les deux clans qui la composent : les Goldman de Baltimore, les nantis à qui tout réussit, à qui la vie sourit, et les Goldman de Montclair (dont est issu Marcus), les parents pauvres des précédents, une famille modeste d’Américains moyens.

Critique livre : La Bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald

Sara Lindqvist, jeune libraire, vit en Suède. Amy Harris, vieille dame amoureuse des livres, dans l’Iowa aux Etats-Unis. Les deux femmes entretiennent une relation épistolaire depuis deux ans. Leur point commun ? Leur passion pour la littérature. Jusqu’au jour où Amy invite Sara à venir la voir. Mais lorsque cette dernière arrive à Broken Wheel, elle apprend avec stupeur qu’Amy vient de mourir. Les habitants vont alors tout faire pour que son séjour soit agréable. Leur investissement est total et les résultats dépassent leurs espérances. Sara s’intègre tellement bien au sein de leur communauté qu’elle décide d’ouvrir une librairie avec les livres laissés par Amy. Broken Wheel revit soudain… mais le visa touristique de Sara n’est que d’une durée de trois mois…

Livre : Papillon de nuit de Roger Jon Ellory

1982 : Daniel Ford se trouve dans le couloir de la mort, accusé d’avoir tué son meilleur ami, Nathan Vernet. Après avoir passé 12 années en prison, et à quelques heures de son exécution, il se souvient des événements qui l’ont menés jusque-là.

Livre : La Vie est facile, ne t’inquiète pas, d’Agnès Martin-Lugand

Dans La Vie est facile, ne t’inquiète pas, on retrouve Diane, que nous avions laissée à la fin Des Gens heureux lisent et boivent du café alors qu’elle était tout juste de retour à Paris après avoir passé un an en Irlande. Là voilà désormais prête à reprendre les rênes de son café littéraire aidée par son fidèle ami Félix et par Olivier, la rencontre qui va redonner un sens à sa vie. Mais c’est sans compter sur les hasards de la vie qui viennent souvent bouleverser l’ordre établi et tout remettre en question.

Livre : Miss Peregrine et les enfants particuliers, de Ransom Riggs

Bienvenue dans l’univers décalé de Ransom Riggs. Avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, ce jeune auteur réinvente un peu le concept de littérature. Il a inventé une histoire fantastique autour d’une série de photos d’époque en noir et blanc. Cela donne un roman unique parsemé de ces étranges photos qui viennent comme confirmer les informations contenues dans le bouquin. 

Livre : Un Amour impossible, de Christine Angot

Nous sommes à Chateauroux à la fin des années 50. Pierre et Rachel s’aiment. Mais dès le début Pierre est on ne peut plus clair : il n’épousera jamais Rachel. En revanche, il accepte d’avoir un enfant avec elle dont elle devra s’occuper seule. Ainsi naît Christine.

Critique Livre : Divergent, de Veronica Roth

Dans la famille roman jeunesse avec univers dystopique, je demande Divergent de Veronica Roth. Depuis le succès de la saga Hunger Games de Suzanne Collins qui sacrifiait des adolescents en les enfermant dans un jeu de télé réalité mortel, les éditeurs (et les studios hollywoodiens par la même occasion) s’arrachent ces romans apocalyptiques.

Critique Livre : Le Dernier Loup-Garou, de Glen Duncan

Les vampires sont passés de mode. Ou du moins sont sur le point de l’être. Alors que cela fait dix ans qu’ils règnent sans partage sur le monde fantastique (littérature, séries télé, films…), dans le roman de Glen Duncan, les immortels doivent se contenter de jouer les seconds rôles. L’auteur anglais, à qui l’on doit le très remarqué Moi Lucifer, a préféré faire de l’œil à une créature moins délicate, le Loup-Garou.

Avec plus de deux cents ans au compteur, Jack Marlowe n’est pas un lycanthrope comme les autres. Il est le dernier de son espèce. Parce qu’il est pourchassé par une organisation secrète impitoyable, la prochaine pleine lune pourrait bien être la dernière de sa longue existence. Avec un tel résumé, le lecteur peut penser qu’il va être le témoin d’une course contre la mort effrénée entre une bête livrée à elle-même et des assaillants sanguinaires. Eh bien, il n’en est rien. Glen Duncan prête sa plume malicieuse (le livre prend la forme d’un journal intime) à un loup-garou désabusé, qui a perdu tout intérêt pour la vie. Ne croyez pas pour autant qu’il a développé une empathie pour le suicide. Sans dieu, ni maître, ni amour, il est tout simplement las…

Ecrites avec une emphase et un pragmatisme salvateurs, les aventures de ce loup-garou en pleine introspection se dévorent avec délectation. La même délectation qui semble animer ces créatures quand elles dévorent des proies humaines, sous la lumière complice de la pleine lune. Glen Duncan, comme son personnage, n’a pas peur de ce que la bonne conscience réprouve. Les scènes de sexe sont explicites. Les têtes coupées et les giclées de sang éclaboussent sans complexes au moins la moitié des pages du livre. Une imagerie primaire qui n’empêche pas le romancier de nous livrer à d’autres moments une prose philosophico-existentielle.

Comme au théâtre, la structure narrative évoque un drame en trois actes, avec chacun son propre univers. Le premier ouvertement mélancolique et gothique cède la place à une deuxième partie pleine d’action, voire vidéoludique. Le troisième chapitre joue lui la carte du romantisme contemporain.

Jack Marlowe est un héros charismatique, imprégné autant que nous par la culture contemporaine. L’auteur s’amuse avec ces références incessantes à notre imaginaire collectif défini par les films, pour mieux les déconstruire. Cette mise en abyme permanente nous conduit vers un twist final habile et surtout très cinématographique. Selon la quatrième de couverture, Ridley Scott en personne aurait acquis les droits du bouquin pour en faire un film. La boucle serait bouclée. Pour donner vie à ce lycanthrope aussi rustre que tendre, un seul conseil : prendre un acteur viril. Un subtil mélange entre Hugh Jackman (version Wolverine) et Russel Crowe conviendrait pour moi à merveille. Deux autres tomes sont à paraître.

Marianne

 

Critique Livre : Robocalypse, de Daniel H. Wilson

L’Intelligence Artificielle. Sans aucun doute, l’un des sujets de fantasmes les plus récurrents des auteurs de science-fiction. Autant rêvés que craints, ces artefacts intelligents peuplent depuis des décennies l’imaginaire collectif. De Isaac Asimov (inventeur des trois lois de la robotique) à Philip K. Dick (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?), en passant par Fritz Lang (le robot géant de Métropolis) ou par la récente série suédoise Real Humans, ils nous renvoient à notre propre condition d’êtres humains.

Pour son roman Robocalypse, Daniel H. Wilson, scientifique spécialiste du sujet, a volontairement choisi de nous faire peur. Il faut dire que les utopies des années 70 ont disparu depuis longtemps. Elles ont fait place à une société plus pessimiste, prompte à mettre en scène sa propre fin dans une forme de robot « über-intelligente ». Archos est créée par un scientifique trop sûr de sa propre suprématie. Quand on joue les Dieux, il faut s’attendre à voir sa propre création vous échapper un jour ou l’autre. Et pour Archos, l’équation est simple : l’humanité n’a tout simplement pas sa place sur Terre. (C’est normal : on vous l’a dit, il est surdoué). Il va alors lever une armée redoutable et mettre son plan à exécution.  

A partir de ce point de départ classique, Daniel H. Wilson nous propose une narration moderne. Le livre est en fait une « fausse » compilation de souvenirs de survivants rassemblés par un soldat à la fin de la guerre. Car oui, dès le départ, on sait que l’humanité sortira vainqueure de ce conflit mais l’on ignore encore le prix qu’elle devra payer pour cela. Ce style très actuel se rapproche du  principe de World War Z de Maw Brooks (dont l’adaptation ciné avec Brad Pitt sortira chez nous le 3 juillet). On passe d’un témoignage à l’autre. Un peu simpliste au départ, ce procédé prend son sens au fur et à mesure. Chaque scène faisant monter la pression et le suspense.

Mais la bonne idée de Wilson, c’est de faire revenir la majorité des protagonistes à plusieurs reprises. Au fil des pages, de simples témoins ils deviennent acteurs. Chacun a un rôle important à jouer dans cette guerre. Certains se croiseront d’autres non, mais leurs actes auront des conséquences pour les autres.

Le style d’écriture lui-même est très visuel. Le lecteur est plongé dans l’action et le suspense se distille comme dans un film, avec des descriptions ultra-précises et des décors urbains ravagés que l’on ne connaît que trop bien.

Steven Spielberg ne s’y est d’ailleurs pas trompé puisque Robocalypse devait être son prochain film. Malheureusement alors que la casting comptait déjà Anne Hathaway (The Dark Knight Rises), Ben Whishaw (Cloud Atlas) et Chris Hemsworth (The Avengers), la production a été repoussée. La raison ? Un budget jugé trop coûteux… La crise fait rage même à Hollywood. Le papa d’E.T. a promis de revoir sa copie. On a hâte de voir le résultat sur grand écran. Car sans être un roman révolutionnaire, Robocalypse se révèle assez palpitant et soulève quelques questions intéressantes. Par exemple, en réussissant à rendre terrifiants les appareils électroniques de notre quotidien (téléphones, ascenseurs et voitures…), il se moque gentiment du niveau de dépendance qui nous lie tous à ces machines…

Marianne