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Critique : Spotlight, de Tom McCarthy

Le journalisme d’investigation est-il encore vivant ? A l’heure des réseaux sociaux, des chaînes d’actualité en continu et où tout le monde peut filmer un évènement avec son smartphone, on est en droit de se poser la question. Pourtant Spotlight de Tom McCarthy répond par l’affirmative. Avec un peu de courage, d’obstination, de logique et de temps, c’est possible. Tant mieux.

Du neuf au casting de True Detective Saison 2

Après des semaines de spéculations, le casting de la très attendue saison 2 de True Detective s’étoffe enfin. Quatre nouveaux acteurs vont rejoindre le show dans des rôles secondaires.

Critique : Un homme très recherché, d’Anton Corbijn

John le Carré est le maître du thriller d’espionnage réaliste. Avec ses dialogues cryptiques et son univers urbain morose Un homme très recherché ne déroge pas à la règle. Surtout qu’Anton Corbijn adopte une mise en scène volontairement sèche et antispectaculaire. N’espérez pas voir dans ce film une course poursuite ahurissante ou une fusillade. Ici la violence est morale, pas visuelle.

Critique : Il était temps, de Richard Curtis.

Au pays du tea time et de la Queen Mum, la comédie romantique est presque une institution. Avec son humour décalé et ses personnages bigger than life, 4 Mariages et un enterrement avait imposé une patte typiquement British. Soit une comédie aussi drôle que charmante avec de vrais rebondissements. Un style initié par Mike Newell derrière la caméra et un certain Richard Curtis au scénario.

Critique : Passion, de Brian De Palma.

Une blonde. Une brune. Avec Passion, Brian De Palma nous offre un duo mythique de cinéma. Des Diaboliques de Henri-Georges Cluzot à Mulholland Drive de David Lynch, en passant par les films d’Hitchcock (qui reste une référence essentielle pour le cinéaste), ces femmes fatales hantent la pellicule depuis des dizaines d’années. Le remake est un  exercice périlleux auquel Brian De Palm s’est déjà livré avec brio (Scarface). Il n’est d’ailleurs pas difficile d’imaginer ce qui a pu le séduire dans Crime d’Amour du regretté Alain Corneau : la présence de ces thèmes fétiches  (voyeurisme, domination, obsession, meurtre sanglant…) qu’il a pu remettre au goût du jour.

Dans Passion, tout commence par un plan séquence des deux jeunes femmes visiblement complices sur un canapé et qui élaborent une campagne publicitaire. L’arrivée d’un homme va venir rompre cette belle harmonie… Séductrices, manipulatrices, perverses, arrivistes… elles se lancent dans un face-à-face ambigu et venimeux. Tout au long du film tourné presque comme un huis clos, dans les décors ternes d’un bureau ou d’un appartement contemporain, la tension s’insinue peu à peu.

Passion vaut surtout pour son ambiance poisseuse et mystérieuse qu’affectionne le réalisateur. Mâtiné de musique classique, jouant sur le contraste entre rêve et réalité, le film prend son envol dans une séquence mythique au milieu du film. Pour conserver un peu de suspense, je ne peux en dévoiler le contenu mais sachez que le réalisateur prouve une fois de plus qu’il est le maître incontesté du split screen.

Le réalisateur vit aussi avec son temps. L’ère du tout numérique lui donne la possibilité d’explorer pleinement  l’alternance des points de vue.  Caméra de surveillance, smartphone, webcam sont les outils indispensables pour les voyeurs du XXIe siècle.

Si du côté de l’image De Palma impressionne toujours, du côté du scénario c’est l’encéphalogramme (presque) plat. Les amateurs de polars auront vite fait de dénouer les secrets de cette énigme à tiroirs. Mais peu importe, car on retiendra longtemps l’image de Noomie Rapace et Rachel McAdams en poupées froides et charnelles.

Marianne