Tag Archives: Sam Rockwell

Critique : Three Billboards, de Martin McDonagh

Il y a des traductions qui devraient être interdites. Three Billboards, titre sobre en version originale, est devenu en français Les Panneaux de la colère. On dirait le nom d’un de ces téléfilms larmoyants que M6 diffusait en boucle dans les années 90. C’est d’autant plus mal choisi que le film de Martin McDonagh, drame rural qui emprunte aux frères Coen, se révèle être une chronique douce amère assez inattendue.

Critique : Cet été-là, de Nax Faxon et Jim Rash

Avec son titre mystérieux (on préfère la VO The Way Way Back) et son pitch tendance teenmovie déjà vu, Cet été-là est passé inaperçu dans les salles françaises. Dommage. Car sans révolutionner le monde du cinéma, ce petit film réserve quelques bonnes surprises.

Critique : 7 Psychopathes, de Martin McDonagh

Avec Seven Psychopaths, il ne peut pas y avoir de juste milieu : ça passe ou ça casse. On adore ou on déteste. On plonge dans cet univers mélancolique et hilarant ou on quitte la salle. C’était déjà le cas avec le déjanté Bons Baisers de Bruges (In Bruges).

Le pitch ? Marty, un scénariste irlandais, alcoolique et en manque d’inspiration se trouve mêlé à un trafic de kidnappings de chiens. Le titre de son scénario ? 7 Psychopathes. Son pitch ? Sept psychopathes se désintéressent de la violence et se réunissent dans le désert pour parler… On se doute que ces tueurs bouddhistes et autres quakers ne vont pas aller très loin. Heureusement, dans la vraie vie, ça ne passe pas du tout comme ça. Mais alors pas du tout.

Colin Farrell (Dead Man Down, Total Racall) joue avec naturel cet auteur qui broie trop de noir. Sam Rockwell est d’enfer en copain allumé et plein de bonne volonté. Christopher Walker déploie un charme qui, pour fané qu’il soit, opère toujours. Tom Waits est tout en dinguerie retenue. Seul Woody Harrelson déçoit un peu, car Dieu sait qu’il peut exceller dans le délire (Bienvenue à Zombie Land, 2012).

7 Psychopathes se tient sur la corde raide. Ce dernier opus est un peu moins réussi que Bons Baisers de Bruges. Le film aurait sans doute gagné en suspense avec un montage différent. L’essentiel, c’est pourtant que Martin McDonagh prenne des risques. Même si son humour parfois se casse la gueule.

Enfin non. L’essentiel essentiel, c’est que le lapin blanc sorte vivant du génial duel final. Car « dans ce film on ne tue pas les animaux. Juste les femmes. » Et les hommes aussi car, pour être tout à fait honnête, ils tombent comme des mouches. Ames sensibles et imperméables au second degré s’abstenir !

Laurence