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Critique : Pompéi, de Paul W.S. Anderson

L’attraction de la civilisation romaine, des combats de gladiateurs, une histoire d’amour, le cataclysme pompéien… tout cela mixé dans un scénario pas niais aurait pu donner un excellent film. Las, il faudra se contenter d’une série B qui n’a pas su prendre de risques. Mais au total, une bonne série B.

Critique : Non-Stop, de Jaume Collet-Serra

Les « petits films »  de série B réservent parfois de très bonnes surprises, confère le récent Homefront ou le plus ancien 2 Guns. D’autrefois, ils sont simplement une bonne surprise comme Pompéi. Non-Stop s’inscrit dans cette seconde catégorie avec son scénario cohérent, son casting réussi et son effet « pas une minute de répit pour souffler » efficae. Pour ceux qui espéraient un moment « film catastrophe », la promesse est tenue…mais brièvement.

Critique : Machete Kills, de Robert Rodriguez

Amateurs de second degré sanguinolent, vous allez être servis.Vous adorerez ou vous détesterez : car Machete Kills ne fait pas dans la demi-mesure. Soyez prévenu : faire dans la dentelle, ce n’est aucunement l’intention de Robert Rodriguez. Alors soit vous rentrerez de plain-pied dans cette jouissive parodie de série B sublimée jusqu’au délire, soit vous fuirez la salle de cinéma en prenant vos jambes à votre cou, horrifié par tant de vulgarité et de bêtise.

Critique : Hansel et Gretel : Witch Hunters, de Tommy Wirkola

L’affiche promet « 100 % » de gun. Promesse tenue. Et  « sang pour sang » de fun. Et là, la promesse n’est que partiellement tenue même si Gretel (Gemma Aterton, Tamara Drew, Prince of Persia) et Hansel (Jeremy Renner, Démineurs, Mission impossible) sont sexy, toniques et parfois émouvants. Les sorcières sont redoutables, leur univers un chouïa élaboré, leurs espèces variées. Les décors, costumes, arbalètes et autres flingues offrent un design soigné. Edward le troll triste est une excellente trouvaille.

Le générique, qui utilise un théâtre de papier 3D pour raconter la vie des deux enfants entre le moment où ils tuent la sorcière dans la maison de sucreries et leur nouvelle carrière de chasseurs de sorcières, est remarquable. Les anachronismes inattendus (le tourne-disque, le kit de réanimation…) sont bien vus.

Un scénario (beaucoup) plus ambitieux n’aurait certainement pas nui à l’histoire. Même pour un petit film de série B et vu les moyens dont il disposait, Tommy Wirkola aurait pu développer le potentiel du conte au lieu simplement de l’effleurer. Terry Gilliam avait prouvé avec ses magiques Frères Grimm qu’une relecture plus originale est possible. Et puisque Tommy Wirkola a choisi l’option « délire », il aurait bien été inspiré de revoir Planète Terreur et Machette dans lesquels Robert Rodriguez démontrait que le fun déjanté n’empêche pas le second degré de grande qualité.

Au total le film se tient, même si les dialogues ne sont pas aussi drôles qu’on l’aurait souhaité. Dommage, d’autant qu’à la toute fin, Hansel et Gretel trouve un rythme qui donne envie de tracer la route avec les witch hunters. Cela dit, si l’on n’a pas de folles espérances, on passe plutôt un bon moment et l’on retiendra la morale du conte (Hé ! On ne sait jamais, ça peut toujours servir…) : « Don’t eat the fucking candies ».

Laurence