Tag Archives: Super-héros

Critique : The Amazing Spiderman 2, le destin d’un héros, de Marc Webb

Marc Webb… Avec un patronyme pareil (web, en anglais, signifie toile), le cinéaste semblait presque prédestiné à réaliser Spiderman. Pourtant, avant de redonner vie à Peter Parker, l’homme n’était pas habitué à gérer ce type de budget titanesque. Il a suffi d’un film, l’audacieuse comédie romantique 500 Jours ensemble, pour le propulser sur le devant de la scène.

Des super-héros en série

Signe des temps ? En cette période de morosité économique, les super-héros sont partout : BD, cinéma, télévision, expositions, documentaires, publicité… Ils sont même dans la vie réelle.  Pour l’anecdote, il faut se rappeler que leur plus célèbre représentant, Superman, a vu le jour en 1933, en pleine dépression américaine. Il semble qu’aujourd’hui les Américains ne soient plus les seuls à avoir besoin de héros pour les sauver… Lors du Printemps arabe, certains des manifestants portaient le costume avec le S majuscule !

Critique : Captain America, le Soldat de l’hiver, d’Anthony et Joe Russo

Saviez-vous que le surnom de Marvel aux Etats-Unis était la boite à idées ? Il faut dire que depuis sa création, la firme a lancé un nombre impressionnant de super-héros en tout genre. Depuis quelques années, elle applique la même stratégie sur grand écran. Peu à peu le marvelverse s’enrichit de nouvelles icônes. Des icônes qui évoluent dans le même monde, celui des Avengers. Après Iron Man 3 et Thor, le Monde des ténèbres en 2013, c’est au tour de Captain America de revenir dans une aventure solo.

Critique : la Grande Aventure Lego, de Phil Lord et Chris Miller

Toy Story nous l’avait prouvé. La magie des jouets est éternelle. Quoi de mieux pour fédérer deux des communautés les plus cinéphages de la planète  (les geek en pleine régression et les enfants)  qu’un film sur les Lego ? Car oui, après avoir fait les beaux jours des licences de jeu vidéo, les petits bonhommes jaunes s’attaquent à un nouvel Eldorado : le grand écran. Aïe. Pas facile de concilier un argument marketing (vendre des jouets) et des enjeux créatifs. Avec Transformers, par exemple, cela avait donné (beaucoup) d’explosions spectaculaires, quelques jolies minettes et une intrigue épaisse comme une lime à ongle.

Critique : Thor, le monde des ténèbres, d’Alan Taylor

Après un premier opus décevant (pourtant dû à Kenneth Branagh), Lost in Universes espérait que Thor : The Dark World serait plus digne du royaume des quasi-dieux d’Asgard. Et pour cause ! Alan Taylor a réalisé des épisodes de séries aussi prestigieuses que Oz ou Game of Thrones. Résultat : même si ce deuxième long métrage n’est pas un chef-d’oeuvre, il présente de sérieuses qualités.

Critique : Kick Ass 2, de Jeff Waldow

Quand Kick Ass est sorti sur les écrans en 2010… il est passé quasi inaperçu ! (avec moins de 800 000 entrées en France.) Pourtant ceux qui l’avaient découvert en salles savaient que ce long métrage ne ressemblait à rien de ce que l’on avait pu voir auparavant. Loin d’être une parodie insipide sur les films de super-héros, Kick Ass était un mix euphorisant de violence purement jouissive et un constat réaliste sur la société d’aujourd’hui. Un peu plus de trois ans plus tard, ce long métrage adapté d’un comics éponyme de Mark Millar et John Romita Jr. est tout simplement devenu culte.

Critique : Man of Steel, de Zack Snyder

Pas la peine de tergiverser. Le retour tant attendu de l’homme d’acier sur le grand écran déçoit. Pourtant avec Christopher Nolan (The Dark Knight, Interstellar bientôt) à la production, Zack Snyder (300, Sucker Punch ) à l’image et un casting de qualité, il était permis de fonder les plus grands espoirs sur ce reboot. Pire, la bande-annonce mélancolique posait un univers contemporain réaliste, définitivement éloigné du côté kitsch des épisodes de Richard Donner.

Critique : Iron Man 3, de Shane Black

Admettons-le tout de suite. Je ne suis pas une fan d’Iron Man. Non pas que le personnage n’ait pas d’intérêt. Robert Downey Jr. y imprime même sa nonchalance avec talent. Mais les deux premiers films manquaient d’un vrai univers filmique, se contentant d’être des divertissements rutilants.

Débarrassé de son réalisateur fan boy (Jon Favreau, qui joue un second rôle dans le film), Iron Man 3  prend clairement une nouvelle dimension. Il faut dire que le nouveau capitaine se nomme Shane Black. Soit le scénariste incontournable de tous les films d’action des années 80 (L’Arme Fatale, Le Dernier Samaritain…), ayant une petite faiblesse pour les héros torturés.

Justement, quand le long métrage commence, Tony Stark est traumatisé. Suite aux événements dépeints dans Avengers, il a perdu le sommeil. Pire, il souffre de crises d’angoisse. Son double d’acier semble être tout ce qui lui reste.

« Qui est l’homme derrière le masque ? » Voilà clairement la question que pose ce troisième épisode qui voit notre héros privé de sa précieuse armure  pendant une bonne partie du film. Shane Black revient ainsi aux fondamentaux, nous imposant une dichotomie entre l’être humain et la machine.

Rassurez-vous, malgré cette dimension psychanalytique, Iron Man 3  conserve son statut d’Entertainment Movie. Entre deux métaphores existentielles, le film nous offre des scènes d’action spectaculaires et haletantes. Contrairement à beaucoup d’exécutants hollywoodiens, Shane Black ne se contente pas de noyer le spectateur sous une masse d’effets pyrotechniques. Il prend soin au contraire de soigner son image pour qu’elle conserve toute sa lisibilité.

Concernant l’aspect humoristique du personnage, le cinéaste semble étrangement avoir perdu un peu de sa maîtrise. Le cynisme qui a fait sa marque de fabrique est toujours présent et certaines répliques font mouche. On appréciera particulièrement la satire d’une Amérique guerrière qui ne s’assume pas, au travers du  personnage de War Machine, rebaptisé Iron Patriot pour ne pas heurter les bonnes consciences… Mais ces petites touches humoristiques viennent aussi souvent rompre l’intensité dramatique de certaines scènes. Comme si le réalisateur venait nous rappeler sans cesse que tout ceci n’est que du cinéma…

Ce n’est pas le seul défaut de ce troisième épisode. Entre une intrigue un peu simple à résoudre et un méchant de pacotille, le scénario ne fait pas toujours dans la subtilité. Toutefois, cet Iron Man 3 est sans aucun doute le plus réussi des trois. Ne manquez pas sa scène de post-générique, savoureuse, qui fait le lien avec la nouvelle stratégie narrative de Marvel. Vivement la suite !

Marianne

Heroes pourrait renaître de ses cendres

Save the Cheerleader, save the world ! En 2006, la série Heroes lancé par Tim Kring sur NBC créait un véritable buzz. Redéfinissant le modèle du super-héroes, le show s’appuyait sur une narration complexe et des personnages solides et attachants. Si la première saison était grandiose, par la suite les auteurs se sont un peu perdus dans un fil d’intrigues alambiquées dénaturant la série et désarçonnant de nombreux spectateurs. Elle s’achevait au bout de quatre saisons en 2010.

Selon TV-Line, le groupe MSN envisagerait d’exploiter l’univers de Heroes en lançant une nouveau show sur sa plate-forme de streaming XBox. On ne dispose que de peu d’informations concernant cette nouvelle mouture de Heroes. Il s’agirait plus d’un show spin off que d’une suite proprement dites. Les personnages principaux de la série mère pourraient évidemment faire des apparitions.

Le succès de Netflix, qui a lancé avec brio des séries originales (House of Cards de David Fincher ou plus récemment Helmock Grove produit par Eli Roth) commence à faire des envieux. Ce nouveau système de diffusion pourrait bien révolutionner notre manière de consommer des séries dans  les années à venir. Le réseau payant vous propose de visionner la série dans son intégralité  et quand vous le souhaitez. Si seulement les opérateurs français pouvaient à leur tour s’inspirer de ce nouveau modèle…

Marianne