Tag Archives: Théâtre

Critique: Fantastic Birthday, de Rosemary Myers

Un premier plan dans un premier film c’est un peu comme une carte de visite. On a une première impression sur l’univers d’un cinéaste. A l’écran, l’australienne Rosemary Myers filme Greta, en plan fixe, sur son banc, dans une cour d’école où elle ne connaît vraisemblablement personne. Tout est coloré. Les personnages dans le fond sont en mouvements. Et pourtant on sent déjà tout le poids qui pèse sur les épaules de la jeune Greta sur le point de fêter ses 15 ans. Une jolie entrée en matière. On gardera la carte de visite. 

Critique : Juste la fin du monde, de Xavier Dolan

Xavier Dolan est une énigme. A Lost in Universes, on admire sa façon de ne jamais faire de concession et d’aller jusqu’au bout de ses idées. Que l’on fasse partie de ses fans ou de ses détracteurs, il faut bien lui reconnaître quelque chose, ses films ont une vraie personnalité. Même s’il a divisé la presse et le public, Juste la fin du monde est un film puissant qui ne vous laissera pas indemne. Ça je peux vous en faire la promesse.

Théâtre : L’Envers du décor, de Florian Zeller

Patrick décide de présenter sa nouvelle fiancée, la très très jeune et très belle Emma, à son couple d’amis, Daniel et Isabelle (cette dernière n’étant autre que la meilleure amie de son ex-femme !). Un dîner qui va totalement les bouleverser et déclencher une véritable tempête dans leur tête.

Critique : Broadway Therapy, de Peter Bogdanovich

Avec Broadway Therapy (She’s Funny That Way en VO), Peter Bogdanovich marche clairement sur les plates-bandes d’un certain Woody Allen. Des vieux messieurs y sont obsédés par de jolies jeunes filles. On y parle beaucoup. Et la psychanalyse y occupe une place importante. Volontairement théâtral, dans tous les sens du terme, le film nous plonge dans les souvenirs farfelus d’une comédienne au parcours pour le moins atypique.

Critique : Birdman, de Alejandro González Iñárritu

Avec Birdman, Iñárritu s’amuse enfin.  Pas de panique. Il explore toujours les thématiques si chères à son cinéma : tout ce qui touche à la psyché humaine, à la rédemption et à la frontière un peu floue entre la réalité et le fantastique. Mais il a compris qu’on pouvait être sérieux tout en desserrant légèrement la bride. Du coup, Birdman est un petit bijoux de cinéma. Aussi bien pour les cinéphiles que pour le grand public.

Critique : The Riot Club, de Lone Scherfig

Les sociétés secrètes. Tout le monde en parle mais peu peuvent se vanter d’en faire partie. A l’Université de Cambridge, The Riot Club est réservé à l’élite. A savoir des garçons de bonne famille. Mais ayant, en plus, une accointance particulière pour l’irrévérence et la jouissance sous toutes ses formes… Avec un tel pitch, Lone Scherfig sait qu’elle tient un sujet en or : une dizaine de beaux garçons, des traditions ancestrales, le décor mythique de Cambridge et l’odeur du souffre.

Critique : Un Eté à Osage County, de John Wells

Quoi de mieux qu’un bon crêpage de chignon en famille ? Voilà en peu de mots comment résumer le pitch d’Un Eté à Osage County. Adapté d’une pièce de Tracy Letts, le film suit les « charmantes » retrouvailles d’un clan suite à la disparition du patriarche. Sur le papier, ces confrontations familiales qui tournent au pugilat constituent toujours un bon sujet de cinéma. Comment, par exemple, oublier Festen, de Thomas Vinterberg, un monstre du genre, ou le plus joyeux Skylab, de Julie Delpy ?

Critique : Beaucoup de bruit pour rien, de Joss Whedon

Après Avengers, Joss Whedon a eu envie de s’éloigner des studios. Sans doute pour se prouver qu’il n’était pas qu’un faiseur d’effets spéciaux. Quoi de mieux pour cela qu’une adaptation de William Shakespeare tournée en noir et blanc ? Attention, avec Beaucoup de bruit pour rien, Whedon ne tente pas de nier qui il est. Au contraire.