Tag Archives: Willem Dafoe

Critique : Un homme très recherché, d’Anton Corbijn

John le Carré est le maître du thriller d’espionnage réaliste. Avec ses dialogues cryptiques et son univers urbain morose Un homme très recherché ne déroge pas à la règle. Surtout qu’Anton Corbijn adopte une mise en scène volontairement sèche et antispectaculaire. N’espérez pas voir dans ce film une course poursuite ahurissante ou une fusillade. Ici la violence est morale, pas visuelle.

Critique : Nos Etoiles contraires, de Josh Boone

Après Love Story, voici Nos étoiles contraires. Du mélo pur jus dont on ressort les yeux mouillés. Faut-il pour autant réduire Nos étoiles contraires à une bluette pour fille ?  Non car cette adaptation du best-seller de John Green s’efforce de trouver quelques idées originales pour s’éloigner du carcan plombant  « du film sur le cancer ».

Critique : The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson

Dans le monde merveilleux de Wes Anderson, les rêveurs ont tous les droits. Enfant solitaire, renard rusé, amoureux de la mer… ils entendent mener leur quête jusqu’au bout, peu importe les difficultés qu’ils rencontrent. Ce monde n’existe pas vraiment bien sûr, mais il est tellement exotique que tout le monde veut y habiter. Avec The Grand Budapest Hotel, le cinéaste franchit une étape supplémentaire dans l’imaginaire en situant son action dans un pays fictif. Un choix créatif et politique à la fois, puisque ce subterfuge lui permet de critiquer la montée des mouvements nationalistes dans les années 30.

Critique : Nymphomaniac, Volume 2, de Lars Von Trier

Le premier volet de Nymphomaniac était un peu vain mais il avait le mérite d’être assez graphique, créatif et même malin. Soyons clair, ce deuxième volet est tout aussi vain et il a en plus perdu son élégance. Maintenant, Joe (Charlotte Gainsbourg, convaincante) est une adulte. Sa nymphomanie la pousse à transgresser toutes les règles de la société. Elle détruit donc sa famille pour assouvir ses penchants pervers. Cette deuxième partie plus sombre était l’occasion d’explorer le subconscient de l’être humain. Il n’en sera rien. Lars Von Trier préfère emballer son histoire d’un propos abscons et provocateur.

Critique : Les Brasiers de la colère, de Scott Cooper

Scott Cooper connaît la musique. En 2009, avec Crazy Heart il avait transformé Jeff Bridges en ancienne gloire de Country Music, cherchant le chemin de la rédemption. Cinq ans plus tard, dans les Brasiers de la colère, il est toujours beaucoup question du poids du destin mais un peu moins de musique. Même si la voix cassée de Bruce Springsteen participe totalement à l’ambiance mélancolique du film.