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Critique: The Last Girl, de Colm McCarthy

Le film de zombies a besoin de renouveau. Romero y voyait une métaphore politique et sociale sur la société de consommation. Les Walking Dead préfèrent se concentrer sur l’adrénaline. Mais au final, les lois de la gravité narrative « zombiesque » restent immuables : survivre dans un environnement hostile. Avec The Last Girl- La Fille qui avait tous les dons, Colm McCarthy, et Mike Carey l’auteur du roman original, semblent vouloir modifier le paradigme. En voilà une bonne idée

Critique : Le Labyrinthe : la Terre brûlée, de Wes Ball

Le miracle n’aura pas eu lieu. Après un premier épisode  peu inspiré, Wes Ball (qui s’est fait remarqué en réalisant un court métrage d’animation apocalyptique, Ruin) repasse derrière la caméra pour adapter le deuxième tome des aventures de Thomas et ses copains. Enfin sortis du labyrinthe, nos amis vont vite découvrir que le monde réel n’est guère plus rassurant. WICKED continue inlassablement de les traquer. Et nous ? On s’ennuie ferme.

Critique : Maggie, d’Henry Hobson

Pour échapper aux féroces appétits des morts-vivants, Abigail Breslin était en cavale depuis Bienvenue à Zombieland. Elle s’est finalement faite rattrapée… Mordue au bras, elle attend sa transformation et son exécution dans un sinistre centre de quarantaine. Lorsque son père vient la chercher, elle a le privilège de pouvoir rentrer chez elle pour mourir. Maggie nous invite à partager cette lente mais inexorable métamorphose.

Z Nation : l’alternative fun à Walking Dead

Vous n’aimez que les zombies ? Vous avez affiché le poster de tous les Romero sur les murs de votre chambre ? Vous vous pâmez devant Brad Pitt dans World War Z ? Vous raffolez des Walking Dead ? Z Nation est faite pour vous. Enfin pas nécessairement.

Les infos de la semaine : les Goonies 2, des nouveaux zombies et Adèle Exarchopoulos

Vous avez eu une semaine chargée ? Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actualité du cinéma et des séries ? Pas de problème, Lost in Universes vous fait un petit résumé des informations essentielles de la semaine.

Critique : World War Z, de Marc Foster

Brad Pitt dans un film de zombies ? Pourquoi pas. A 50 ans, l’acteur américain a voulu s’accorder une petite pause récréative dans une carrière remplie, ces dernières années, de films d’auteurs et de réalisateurs virtuoses. Il a jeté son dévolu sur l’adaptation d’un roman signé Max Brooks, auteur passionné par le sujet puisqu’on lui doit aussi le Guide de survie en territoire zombie. 

Critique : Warm Bodies, Renaissance, de Jonathan Levine

Corps froid, cœur chaud. Dans un monde ravagé par une apocalypse zombie, R le mort-vivant, passe ses journées à tourner en rond dans les couloirs d’un aéroport. Mais R est un peu différent de ses congénères. Bien qu’incapable de se souvenir de sa vie d’avant, il s’interroge sur sa condition de zombie. Sa mort va basculer quand il va dévorer la cervelle du petit copain de Julie.

Avec un pitch aussi déjanté, Warm Bodies avait fort à faire question crédibilité. Comment rendre envisageable l’histoire d’amour entre une charmante humaine (Teresa Palmer, séduisante mais un peu sage) et un zombie ? De ce côté-là, Jonathan Levine réussit son coup. Nicolas Hoult (l’inoubliable Tony de Skins et bientôt à l’affiche de Jack, le chasseur de géants) incarne un zombie pâle et légèrement décoiffé, mais conserve malgré le maquillage ses yeux bleus de tombeur.

L’autre réussite du film tient évidemment dans son ton ouvertement décalé, donnant lieu à des scènes comiques assez jouissives (même si malheureusement, comme souvent, les meilleures répliques étaient dans la bande annonce). Et pour faire face à la difficulté de communication des zombies, le cinéaste a trouvé une parade efficace : la musique. Elle est l’un des piliers du long métrage, dynamisante ou émouvante.

Jouant ouvertement sur un parallèle avec Roméo et Juliette (la célèbre scène du balcon est même revisitée), Warm Bodies se révèle être un gentil divertissement. Jonathan Levine ne tente pas de réinventer le film de zombies (ils ne sont qu’une toile de fond) ou même la romance traditionnelle entre la belle et la bête. A peu près tous les rebondissements sont linéaires et prévisibles. Et c’est dommage car en développant plus certains éléments (comme la réflexion initiale sur la vie des zombies) ou en ajoutant quelques petites aspérités, il aurait put dépasser son statut de film sympathique.

Marianne

Les inconditionnels de Romero, les amateurs des Walking Dead, les impatients de découvrir In the Flesh fuiront. Mais tous ceux qui veulent savoir comment une adolescente va tomber amoureuse d’un séduisant zombie qui s’est délecté de la cervelle de son ex-boy friend y courront. Car avec le pitch le plus improbable du moment Warm Bodies réussit un film tendre, émouvant, parfois drôle.

Et surtout le film ne se résume pas à une bluette romantique. Il opte pour un angle intéressant : prendre le parti des zombies grâce à la voix off de R et montrer leur vie morne, leurs gestes vides de sens, leur errance dans des lieux dévastés, leur solitude désolée, la faim aliénante, le désir d’autre chose qui affleure quelquefois…

La trouvaille des Bonies, les Osseux, ultime stade du zombie, donne du cachet au film. Car il faut bien l’avouer, on se demande toujours comment et pourquoi les zombies ne tombent pas en ruines à un moment donné…

Laurence